Les Francofolies de Spa dotées d’un label vert

La 18e édition du festival musical en province liégeoise a attiré 185.000 spectateurs, alors qu’elle n’avait reçu l’an dernier que 175.000 visiteurs. Pour la première fois, les festivaliers ont versé chacun 50 cents d’euro pour compenser leur émission de CO2 à l’événement récompensé d’un label environnemental décerné par l’Université de Liège.

Les organisateurs des Francofolies de Spa se sont dits particulièrement satisfaits d’avoir pu accueillir 185.000 spectateurs à cette 18e édition, et cela malgré le mauvais temps. En 2010, le festival d’été spadois n’avait en effet accueilli « que » 175.000 visiteurs.

Les Francofolies 2011 se concentraient une nouvelle fois sur de la musique pop et rock avant tout francophone. Entre mercredi et dimanche, le podium a ainsi accueilli notamment des artistes tels que Stromae, Yves Duteil, Louis Chedid, Cali, AaRON et Baloji. Mais aussi des artistes flamands, comme Johan Verminnen, Daan, et les groupes Hooverphonic (photo d'archives) et Absynthe Minded.

Premier festival "responsable"

Selon les calculs du Professeur Joseph Smitz de l’Université de Liège, chargé de mesurer l’empreinte écologique des Francofolies, entre 140 et 160 tonnes de gaz carbonique (CO2) ont été émises chaque jour au festival spadois. Ceci correspond à un aller simple Bruxelles - New York en Boeing 747, a calculé le scientifique.

Ces émissions ont cependant été compensées par une contribution de 50 cents d’euro versée par chaque festivalier. Pour sa 18e édition, le festival de Spa a ainsi reçu le label « Green & Responsible Event » initié par des spécialistes de l’Université de Liège.

Le label était ainsi attribué pour la première fois à un grand événement du type d’un festival, qui s’était engagé à être neutre au niveau des émissions de CO2 et à mettre en place une série d’actions pour réduire son empreinte écologique et œuvrer dans la perspective du développement durable.

Les premières conclusions d’une enquête réalisée auprès de 6.500 festivaliers révèlent que trop de personnes se rendent encore en voiture au festival. Un système de co-voiturage est donc envisagé pour l’édition 2012. Les organisateurs estiment que tous les festivals, y compris ceux qui éprouvent des difficultés financières, peuvent se préoccuper de l’écologie.