Le plan catastrophe décrété à Jemeppe

Les autorités communales de Jemeppe-sur-Sambre ont enclenché la phase communale du plan catastrophe en raison des fumées qui se dégagent des installations de l'entreprise de traitement de déchets Sobeca, ravagées par un incendie depuis jeudi soir.

Les riverains ont donc été invités à quitter les lieux et à chercher un hébergement auprès de leur famille ou d'amis. Les personnes qui ne trouveraient pas de logement pourront se rendre à l'administration communale, qui a prévu de les héberger dans une salle située rue de l'enseignement, à Spy.

Les habitants qui choisiraient de rester dans la zone ont été invités, à tout le moins, à sa barricader chez eux, portes et fenêtres bien fermées.

Les fumées ne sont a priori "pas dangereuses", a déclaré la police, mais les pompiers ne peuvent pas garantir "qu'il n'y a pas de déchets toxiques" en feu.

Les pompiers sont toujours à pied d'oeuvre pour essayer d'éteindre complètement l'incendie, qui couve dans un hangar de plus de 2.000 m2 où étaient empilés des déchets divers.

Démolition

Ce samedi, les pompiers de Sambreville ont commencé à détruire le bâtiment en proie aux flammes. La démolition se déroule en trois étapes et doit se terminer à la fin de la semaine prochaine. "L'incendie durera encore de nombreux jours", a fait savoir le commandant des pompiers de Sambreville, Marc Gilbert.

Les pompiers démontent la toiture, qui contient de l'amiante, et déposent les débris dans des conteneurs spéciaux. La destruction se fait étape par étape, de dix mètres en dix mètres.

Le bâtiment de la Sobeca, situé rue François Hittelet à Jemeppe-sur-Sambre, est en feu depuis jeudi soir. L’incendie, probablement d’origine criminelle, s’y était déclaré vers 23 heures.

Polémique

L'incendie provoque une polémique sur les conditions d'exploitation de cette société spécialisée dans le traitement des déchets.

Le bourgmestre de la localité, Paul Daussogne (PS), affirme que la Sobeca a reçu son autorisation d'exploitation de la seule Région wallonne et se demande si toutes les précautions avant bien été prises.

Selon lui, ni la commune ni les pompiers n'ont été en contact avec l'entreprise. S'ils avaient été consultés, ils auraient pu vérifier le volume de stockage et le type de déchets accueillis.

De son côté, le député fédéral Ecolo Georges Gilkinet entend obtenir des éclaircissements quant aux responsabilités dans ce dossier par des interpellations des personnes concernées.