25.000 personnes rayées des registres de la population

L'an dernier, 25.000 personnes ont été rayées des registres de la population. Soit 150 par jour, il ne s’agit pas de personnes décédées ou de personnes ayant annoncé être partie à l’étranger mais de personne dont le domicile est inconnu. Depuis 1978, près de 600.000 Belges ont été rayés des registres de la population.

Ces dernières années, de plus en plus de personnes sont rayées des registres de la population, cette décision peut survenir après qu'un agent de quartier, après différents contrôles de l'habitation et une enquête menée auprès de la famille et du voisinage, ait constaté que la personne n'habitait plus à l'adresse indiquée. Cela peut aussi survenir parce qu’une personne n’a pas communiqué sa nouvelle adresse après avoir quitté son domicile précédent.

Ces personnes sont alors officiellement "rayées du registre de population".
Le nombre de personnes rayées est en forte augmentation. En 2005, 15.759 personnes avaient été rayées des registres et l’an dernier 25.000, soit une augmentation de 60% en 5 ans.
Personne ne sait s'ils sont encore en vie, et si c'est le cas, où ils résident. Depuis 1978, près de 600.000 Belges ont été rayés des registres de la population.
Cette hausse ces dernières années est principalement la conséquence d'un meilleur contrôle, selon le SPF Intérieur.
 

Lorsqu’une personne déménage, elle peut s’attendre à une visite d’un agent de quartier dans la première semaine après son déménagement. L’agent doit vérifier si quelqu’un occupe effectivement le domicile qui a été déclaré à la commune. L’agent de quartier effectue toujours plusieurs tentatives et laisse toujours une petite carte en demandant, en cas d’absence, de prendre contact avec le commissariat de police. Si après plusieurs tentatives et une enquête de quartier il s’avère que la personne ne vit pas à l’adresse indiquée, cette personne est automatiquement rayée du registre de la population.
La personne rayée du registre perd également, avec sa domiciliation, son droit aux allocations. La carte d'identité est déclarée non-valide, ce qui peut amener une amende allant de 143 à 2.750 euros.