La Belgique interdit les ventes à découvert

Les ventes à découvert seront restreintes en France, en Italie, en Espagne et en Belgique à partir de vendredi pour lutter contre les "fausses rumeurs" qui déstabilisent les marchés, a annoncé jeudi soir l'ESMA, l'autorité de régulation financière européenne.

La mesure prise par la FSMA "vise notamment à limiter la possibilité de tirer profit de la diffusion d'informations infondées. Elle tend également à assurer une approche uniforme de la problématique, vu l'interaction étroite de différents marchés financiers européens", indique le communiqué.

La FSMA a pris cette décision eu égard à la grande volatilité actuellement constatée sur les marchés financiers et dans un souci de cohérence avec les actions d'autres régulateurs de la zone Euronext, même si les rumeurs actuelles ne touchent pas individuellement des valeurs financières cotées sur Euronext Brussels", précise Jean-Paul Servais, le président de la FSMA.
Concrètement, dès le 12 août 2011, la notion de transactions à découvert est élargie et la couverture par des actions empruntées n'est plus considérée comme une couverture complète, explique la FSMA.
Les ventes à découvert sont un mécanisme spéculatif qui consiste à emprunter un actif dont on pense que le prix va baisser et à le vendre, avec l'espoir d'empocher une forte différence au moment où il faudra le racheter pour le rendre au prêteur.
Cette pratique est accusée de précipiter la chute des actions les plus fragiles et d'aggraver l'instabilité sur les marchés financiers.