La Belgique cible pour les cyber-attaques

Au terme d’une enquête de trois ans, le Comité permanent de contrôle des services de renseignements (Comité R) conclut que le pays manque d’une coordination fédérale et possède trop peu d’experts pour se protéger efficacement contre les attaques de l’étranger sur son système informatique. La Belgique est ainsi une cible facile, notamment, pour le vol d’informations ou les tentatives de paralyser des entreprises via l’Internet.

Les attaques via l’Internet prennent de l’ampleur. La Sureté de l’Etat et les services militaires de renseignement en sont très conscients et tentent de conscientiser aussi les autorités, indique le Comité R dans son rapport. Un rapport rédigé par le Comité permanent de contrôle des services de renseignement au terme de trois ans d’enquête.

Le Comité R constate néanmoins aussi qu’il n’existe actuellement pas de coordination fédérale des autres services qui doivent protéger le pays contre les cyber-attaques venant de l’étranger. Divers services sont bien chargés de la protection d’informations, mais il n’y a pas un service qui possède une vue d’ensemble du problème.

Le Comité R note également que les services de renseignement disposent de trop peu d’experts et de moyens pour aborder le phénomène de façon efficace. Ces experts préfèrent travailler pour le secteur privé, où ils sont mieux rémunérés. Conséquence : la Belgique est très fragile face aux attaques de ses systèmes principaux d’information et de ses réseaux informatiques.

Constatant qu’aucun service en Belgique n’est réellement chargé de réagir en cas de cyber-attaque venant de l’étranger, le Comité R suggère de confier cette tâche à la Sûreté de l’Etat. L’organe permanent de contrôle suggère aussi de créer une nouvelle agence pour la sécurisation de l’information. Il rappelle que les systèmes utilisés pour classer les données devraient satisfaire à des normes plus strictes.