«Un impôt de crise ne changera pas mon style de vie»

L’homme d’affaires belge Etienne Davignon plaide pour un impôt de crise qui s’appliquerait aux super riches. Cet impôt devrait être temporaire, explique-t-il dans une interview accordée au quotidien ‘De Standaard’.

« Naturellement le gouvernement doit lui-même épargner. Mais je me rends compte que nous n’y arriverons pas ainsi si nous voulons avoir un budget à l’équilibre d’ici 2015. C’est pourquoi je trouve qu’un impôt temporaire est acceptable », explique Etienne Davignon.

Le formateur Elio Di Rupo (PS) propose entre autres dans sa note de lever un impôt de crise temporaire sur les fortunes de plus de 1,25 million d’euros. « Je trouve en effet que les personnes comme moi ont la responsabilité de fournir une compensation afin d’amener les finances publiques à nouveau à l’équilibre », indique Davignon. « Ce n’est pas avec une plus haute imposition que mon style de vie va changer. C’est pourquoi c’est acceptable ».

Selon l’homme d’affaires, on ne peut pas encore plus imposer les personnes qui éprouvent déjà des difficultés. « Si l’on cherche de l’argent supplémentaire, il faut le faire chez les personnes qui peuvent encore apporter une contribution », estime-t-il. Etienne Davignon insiste cependant sur le fait que cette mesure de crise doit être temporaire.

Avec un tel plaidoyer, Davignon suit l’exemple de l’investisseur américain Warren Buffet, qui appelle le gouvernement américain à faire payer davantage d’impôts aux riches. Le gratin du monde des affaires français plaide lui aussi pour un tel impôt.