Reynders favorable à la participation de Maingain

Pour le vice-premier ministre et ministre des Finances démissionnaire Didier Reynders la présence du FDF d’Olivier Maingain à la table des négociations serait "la meilleure formule". Il estime qu’il serait impossible que l’homme politique Bruxellois le plus important n’y participe pas. Reynders ajoute que "si les partis flamands sont modérés, ils doivent à présent le prouver".

Si les partis flamands actuellement associés aux négociations gouvernementales sont plus modérés que lorsque la N-VA était là, comme l'affirment certains partis francophones, qu'ils le prouvent, a exhorté lundi le vice-premier ministre Didier Reynders (MR) sur les ondes de La Première (RTBF) et dans l'émission De ochtend (VRT).

"Il est important que du côté flamand aussi on comprenne qu'il y a des choses qui devront être acceptées (...) Je suis un peu inquiet de voir les positionnements de certains francophones qui ont tendance à reculer sans cesse leurs exigences", a commenté Didier Reynders, appelant au respect de la "dignité" francophone.

L'ancien président des réformateurs insiste sur la nomination des trois candidats-bourgmestres de la périphérie, sur les droits judiciaires et administratifs des francophones et sur la situation des six communes à facilités.

"J'attends qu'on puisse débattre d'amendements. Car la note (du formateur et président du PS Elio Di Rupo) a été faite aussi pour satisfaire les nationalistes flamands. S'ils ne sont plus là, on doit pouvoir bouger".

Quant à l'élargissement de Bruxelles, cher au président des FDF Olivier Maingain (photo), "tout dépend ce qui va ressortir des négociations".

"Olivier Maingain l'a dit à plusieurs reprises, l'élargissement, cela se fait de 36 façons, ce n'est pas nécessairement le territoire", a commenté Didier Reynders, rappelant l'extension des compétences de la Communauté française en périphérie proposée en 2005.

A ses yeux, la présence de M. Maingain à la table des négociations serait "la meilleure formule, car autant avoir ceux qui comptent réellement au cœur de la négociation".