«Nos banques sont encore vulnérables»

La situation des banques belges n'est pas inquiétante aujourd'hui, mais il faut garder une vigilance accrue car elles sont encore vulnérables, explique vendredi le gouverneur de la Banque nationale Luc Coene dans un entretien accordé à ‘La Libre Belgique’.

Luc Coene explique que KBC et Dexia sont actuellement soumises à un programme de restructuration imposé par la Commission européenne. Leurs résultats semestriels sont assez positifs, mais il faut tout de même avoir une vigilance accrue, car ces banques sont encore vulnérables, indique-t-il.

Concernant la suggestion de la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, de la nécessité d'augmenter le capital de certaines banques, il répond que les stress tests "ont montré qu'il y a de la marge en termes de capital dans les deux grandes banques belges. Le problème actuel se situe au niveau de la liquidité. Même s'il ne faut pas nier que des problèmes de liquidités qui s'éternisent peuvent conduire à des problèmes de solvabilité. C'est pourquoi il est urgent que le problème grec soit réglé."

Par ailleurs, selon le gouverneur de la Banque nationale, le prêts faits par certaines grandes institutions belges à leur maison-mère sont normaux et ne posent nullement problème "dans un pays comme la Belgique qui a un surplus d'épargne".

Enfin, en ce qui concerne les eurobonds, Luc Coene se déclare favorable, mais à certaines conditions. "Tant qu'il n'y a pas de procédures avec des sanctions automatiques, cela n'a pas de sens de lancer des eurobonds. (...) Il faut des accords clairs au niveau européen sur les mesures budgétaires et sur une convergence économique."