Réunion marathon sans résultat tangible

Bien qu’ils aient espéré parvenir ce dimanche à un accord au sujet du dossier de la scission de l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV) et plus particulièrement du problème des bourgmestres non nommés dans 3 communes à facilités de la périphérie bruxelloise, les 8 partis associés aux négociations institutionnelles se sont quittés vers 3h45 ce lundi à l’aube sans percée tangible. Mais selon le formateur Elio Di Rupo (PS, photo), les 15 heures de négociations ont permis aux discussions de "beaucoup avancer". Elles ont repris vers 13h00 ce lundi. Di Rupo devait rendre rapport au Roi en soirée.

Selon certains observateurs, le fait que les discussions entre les représentants des huit partis politiques associés depuis mi-août aux négociations institutionnelles aient duré si longtemps ce dimanche prouverait que certains partis ont de bons espoirs de voir un accord se concrétiser. Pendant la majeure partie des quelque 15 heures qu’ont duré les discussions ce 11 septembre, le formateur Elio Di Rupo (PS) a fait la navette à la présidence de la Chambre entre les partis politiques flamands et les partis francophones, espérant parvenir à une percée dans le dossier de la scission de l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

Les discussions achoppent avant tout toujours sur la nomination des bourgmestres de trois communes flamandes de la périphérie bruxelloise où les francophones bénéficient de facilités linguistiques. Pour parvenir à convaincre les libéraux francophones d’accepter la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde, les autres partis doivent faire des concessions qui satisfassent le MR, sans néanmoins aller trop loin pour les partis flamands.

Le formateur aurait finalement mis sur papier un compromis, qui serait proche de ses propositions précédentes. Certains passages dans le texte seraient encore placés entre parenthèses. Aucun négociateur n’a cependant voulu dévoiler le contenu du texte.

Selon certains observateurs, les négociateurs étaient ce dimanche à un cheveux d’un accord. A la fin de la réunion, vers 3h45 ce lundi à l’aube, le porte-parole d’Elio Di Rupo a juste indiqué que "les discussions ont beaucoup avancé". D’autres observateurs indiquent cependant qu’il y aurait des tensions entre le président du MR, Charles Michel, et celui du CD&V, Wouter Beke.

Des voix s’élèveraient en outre de plus en plus nombreuses au sein du MR pour rompre l’alliance entre les libéraux francophones et les Fédéralistes démocrates francophones (FDF). Une rumeur que dément fermement le député Damien Thiery (FDF), bourgmestre non nommé de la comme de Linkebeek.

Les négociations se poursuivent

Plusieurs ministres fédéraux se montraient positifs, ce lundi matin, sur l’avancement des négociations. "Cela a duré longtemps, mais il y a des raisons d’être optimiste. Je pense que l’atmosphère de discussion est bonne entre les 8 partis et que ces derniers font de leur mieux pour parvenir à un accord", déclarait le ministre Paul Magnette (PS) juste avant la réunion du cabinet ministériel restreint.

"Les discussions durent déjà depuis 50 ans. Quinze heures ne sont rien dans cette optique", ajoutait Paul Magnette (photo), laconique.

Le ministre démissionnaire du Budget, Guy Vanhengel (Open VLD), se disait également convaincu que les discussions avancent. "Je pense que l’on n’est pas loin d’un accord, mais il faut maintenant essayer de conclure. L’optimisme est un devoir moral", concluait Vanhengel.

Les négociateurs se réunissaient à nouveau dès 13h00, ce lundi, pour discuter non seulement du dossier de Bruxelles-Hal-Vilvorde, mais aussi de la nouvelle loi de financement.

Vers 18h00, Elio Di Rupo devait se rendre chez le Roi Albert II pour lui faire un rapport de l'évolution des négociations, comme prévu. Il semblerait que le formateur puisse faire état au souverain d'un avancement dans le dossier communautaire.