L’auto bannie le temps d’un dimanche

Dans 33 villes et communes de Belgique - dont notamment Bruxelles, Anvers, Gand, Malines et Bruges - la circulation était interdite ce 18 septembre aux voitures, pour la plupart entre 9h et 19h. Vélos et piétons y étaient rois, alors que seuls les services de secours, taxis, transports en commun, autocars, véhicules d’utilité publique et les personnes qui avaient obtenu une autorisation spéciale pouvaient circuler. Nombre de plus petites communes belges s’associaient également au Dimanche sans voiture.

Le "Dimanche sans voiture", qui forme le point d’orgue de la semaine de la mobilité, célèbre cette année sa dixième édition. L’initiative a en effet été lancée le 22 septembre 2002 en Belgique, deux ans après que le 22 septembre ait été décrété la date fixe pour une initiative européenne environnementale, à l’exemple de la journée "En ville sans ma voiture" qui avait été créée en 1998 en France.

Entre 9h et 19h ce dimanche, les 160 km² de la Région bruxelloise (photo d'archives) étaient donc une nouvelle fois interdits à la circulation, sauf celle des piétons, cyclistes et autres rollers, mais aussi celle des transports en commun, taxis, autocars, véhicules d’utilité publique, services de secours et quelques particuliers qui avaient obtenu un laissez-passer.

La Société nationale des chemins de fer belges et la société régionale flamande de transports en commun De Lijn proposaient ce 18 septembre un ticket spécial, tandis que les bus et trams de la STIB à Bruxelles roulaient gratuitement entre 9h et 19h.

Au total, ce sont 33 villes et grandes communes en Belgique qui participaient à l’initiative de sensibilisation. A Gand, Anvers et Bruges la circulation était interdite entre 10h et 18h, tandis que Malines suivait l’exemple de Bruxelles et bannissait les voitures un peu plus longtemps de son territoire, entre 9h et 19h. De nombreuses communes plus petites s’associaient également, d’une manière ou d’une autre, à l’événement.

Multiples initiatives

Dans les villes désertées par les vrombissements de moteurs, les coups de klaxons, les crissements de pneus, les usagers "faibles" de la circulation étaient rois et de nombreuses actions plus ou moins ludiques s’organisaient. Ainsi à Bruxelles, on pouvait écouter de la musique jouée en direct par des artistes dans six stations de métro, visiter l’exposition "Dutch Bike Design" dédiée aux vélos insolites, déguster à la gare Centrale un gâteau pour les 10 ans du Dimanche sans voiture, se rendre sur des marchés de producteurs fermiers ou faire du tai-chi en plein air.

Et bien entendu aussi visiter les nombreux monuments accessibles tout spécialement au public à l’occasion des Journées du Patrimoine à Bruxelles (17 et 18 septembre), placées cette année sous le thème de la "restauration et conservation".

A l’occasion de la 10e édition du Dimanche sans voiture, le Secrétaire d’Etat bruxellois à la Mobilité, Bruno De Lille (Groen !), a annoncé que l’événement ne serait pas étendu à plusieurs journées sur l’année, comme certains l’avaient réclamé l’an dernier. Le coût de cette journée sans voiture à Bruxelles s’élèverait à environ 1 million d’euros.