Tobback élu à 96,9% président du SP.A

Le chef de groupe des socialistes flamands à la Chambre était le seul candidat à la succession de Caroline Gennez (photo dans le texte, à g.) à la tête du SP.A. Bruno Tobback (photo dans le texte, à dr.) a été élu ce dimanche à une vaste majorité par les 40% des membres du parti socialiste flamand qui ont voté. Il formera un duo avec la Gantoise Joke Quintens, nouvelle présidente adjointe du parti.

Agé de 41 ans, Bruno Tobback est actuellement chef de groupe SP.A à la Chambre. Il a été ministre de l’Environnement et des Pensions dans le deuxième gouvernement du libéral flamand Guy Verhofstadt, après avoir été chef de groupe au Parlement flamand. Depuis 1995, le fils de l’actuel bourgmestre de Louvain (Brabant flamand), Louis Tobback, siège aussi dans le conseil de province.

Depuis que Caroline Gennez avait annoncé, le 27 juin dernier, qu’elle ne briguait pas un deuxième mandat de 4 ans de présidence du SP.A, les regards s’étaient tournés vers Bruno Tobback. Il s’est ensuite confirmé qu’il était l’unique candidat à la succession de Gennez.

Il formera néanmoins un duo avec la Gantoise Joke Quintens. Début septembre, le duo entamait une tournée des provinces pour rencontrer les militants du parti socialiste flamand. Ces derniers recevaient dès le 22 août un bulletin de vote. Le résultat du vote était divulgué ce 18 septembre, lors d’un rassemblement à Nieuport.

Quelque 40% des membres du SP.A ont exprimé leur vote et Bruno Tobback a été élu à la présidence du parti socialiste flamand par 96,9% des voix. Ce matin, Caroline Gennez avait d’ailleurs prédit un score staliniste pour son successeur.

Le nouveau président de parti ne reprendra néanmoins pas immédiatement des mains de Gennez les négociations du SP.A avec les 7 autres partis politiques qui tentent depuis des mois de s’accorder sur une réforme de l’Etat et la formation d’un nouveau gouvernement fédéral. Tobback veut absolument éviter un passage brusque des responsabilités et a donc demandé à Caroline Gennez de terminer les négociations pour les dossiers communautaires.