Le viol dans le métro bruxellois, inventé

L’adolescente de 15 ans qui avait affirmé mardi avoir été violée par quatre jeunes hommes à la sortie d’une station du métro bruxellois a avoué à la police avoir tout inventé, alors qu’elle était en retard à l’école. Elle affirme « regretter horriblement » ce qu’elle a fait.

C’est lors d’une audition par la police de la zone de Bruxelles Midi que l’adolescente a avoué avoir inventé de toutes pièces le récit de son viol à la sortie d’une station de métro. Les policiers avaient commencé à douter de son témoignage quand ils avaient constaté qu’il n’y avait aucune trace de l’écolière sur les images des caméras de surveillance du métro.

La jeune fille a également confessé son mensonge à l’éducatrice de son école qui avait recueilli son témoignage en premier lieu. Les motifs de l’adolescente, qui était en retard à l’école après la pause de midi, ne sont pas clairs. Elle a cependant expliqué à la police « avoir besoin que quelqu’un s’occupe d’elle ».

L’écolière anderlechtoise n’a même pas emprunté le métro mardi midi. Comme elle était arrivée en retard à l’école, son éducatrice lui avait demandé s’il y avait un problème et elle avait alors inventé l’histoire du viol. Selon le parquet, son récit était crédible. Sur base de ses déclarations détaillées, des portraits robots des prétendus agresseurs avaient d’ailleurs déjà été dressés.

Le parquet de la Jeunesse pourrait demander un suivi de l’intéressée par les services de protection de la jeunesse. L’écolière risque aussi des poursuites pour faux en écriture.