Les 8 partis veulent boucler l’institutionnel

Le formateur Elio Di Rupo (PS) a fait ce jeudi midi un rapport intermédiaire au Roi Albert II sur les progrès des discussions institutionnelles. Les négociateurs des 8 partis politiques se sont ensuite retrouvés pour tenter de finaliser le volet de la réforme d’Etat en parvenant à s’accorder notamment sur le chapitre des transferts de compétences et celui du renouveau politique.

Les représentants des huit partis politiques qui négocient une réforme d’Etat avec le formateur Elio Di Rupo (PS) ont repris leurs travaux vers 10h ce jeudi matin. En fin de matinée, le formateur (photo) était attendu chez le Roi Albert II pour lui faire un rapport intermédiaire sur l’avancement des négociations institutionnelles. Di Rupo a notamment pu détailler au souverain les nouveaux accords partiels conclus ces derniers jours, et en particulier celui sur la scission de l’arrondissement judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde, intervenu dans la nuit de mardi à mercredi.

Les négociateurs se retrouvaient ensuite à nouveau avec Elio Di Rupo ce jeudi après-midi. Ils devaient finaliser les chapitres concernant le transfert de compétences vers les Régions et le renouveau politique. Plus précisément, les négociateurs doivent encore s’entendre sur une régionalisation du code de la route et des pompiers, mais aussi sur de nouvelles règles déontologiques pour les hommes et femmes politiques, ainsi que sur la « recouplage » des élections fédérales et régionales. Les points de vue sur ce dernier sujet seraient assez divergents. Le CD&V craindrait notamment que le niveau fédéral ne domine le niveau régional si les deux élections étaient organisées le même jour.

La plupart des négociateurs espéraient ce jeudi qu’un accord complet sur tout le volet communautaire puisse être conclu vendredi. « J’espère que ce sera possible ces prochaines heures. Il est possible que nous clôturions les débats communautaires aujourd’hui ou demain », déclarait le président du MR, Charles Michel, ce jeudi matin.

La semaine prochaine, les négociations devront porter sur la formation d’une nouvelle coalition (avec ou sans les écologistes ?), mais aussi sur les thèmes socio-économiques. « Je suis convaincu que nous devons mettre l’accent sur l’emploi, sur des initiatives. Nous devons en particulier soutenir le pouvoir d’achat de la classe moyenne. Il faut aussi mettre davantage de citoyens au travail. Ce seront les priorités des libéraux francophones », précisait Charles Michel.