La N-VA renforce sa position de tête

Le sondage des intentions de vote en Flandre, réalisé pour la radiotélévision publique VRT et le quotidien De Standaard, indique que le parti nationaliste N-VA atteindrait un score record de 35% de voix, alors que le Vlaams Belang d’extrême-droite s’effacerait à moins de 10% de voix, si des élections étaient organisées maintenant. Le sondage a été réalisé du 15 au 30 septembre, auprès de 1.013 personnes.

La popularité du parti nationaliste flamand ne ternit pas, au contraire. Alors que dans le sondage des intentions de vote de juin dernier le grand vainqueur en Flandre des élections du 13 juin 2010 semblait avoir atteint son plafond avec 33,5% des voix, la N-VA obtient l’adhésion de 35% des électeurs en ce début d’automne, près de 500 jours après les élections législatives. Comparé au score remporté en juin 2010, cela représente une augmentation de 6,8%.

La N-VA glane ses voix supplémentaires essentiellement auprès d’électeurs du parti d’extrême-droite Vlaams Belang. Il semble que le parti de Bart De Wever aspire littéralement tout le flanc droit de l’éventail politique, laissant le Vlaams Belang vidé jusqu’à 8,2% des intentions de vote, son score le plus bas depuis les débuts du sondage pour la VRT et De Standaard. Cela représente une diminution de 4,4% des voix par rapport à juin 2010.

Les électeurs du Vlaams Belang (photo) sont en fuite et leur premier refuge semble être la N-VA. Pour comparaison : 83% des électeurs qui avaient choisi la N-VA en juin 2010 le feraient encore aujourd’hui. Par contre, seuls 56% des électeurs du Vlaams Belang resteraient encore fidèles à leur parti. Environ 21% d’entre eux affirment qu’ils voteraient maintenant N-VA.

Le LDD de Jean-Marie Dedecker perd également de précieuses voix. Ce parti ne conserverait plus que 1,7% des voix, soit 2% de moins qu’en juin 2010.

Les partis négociateurs récompensés

Les accords progressifs engrangés (photo) depuis quelques semaines par les huit partis qui négocient autour d’Elio Di Rupo (PS) en vue d’une réforme d’Etat et de la formation d’un nouveau gouvernement fédéral semblent être appréciés et récompensés par les électeurs.

Ce sont avant tout les démocrates-chrétiens et les écologistes flamands qui reçoivent des bons points. Groen ! défend ainsi les 9,2% de voix qu’il avait obtenus lors du sondage de juin, ce qui représente un gain de 2,1% par rapport aux législatives de 2010 et le meilleur pourcentage jamais obtenu par le parti de Wouter Van Besien.

Le CD&V fait lui un bond de 17,5% à 19,3% de voix, soit une avancée de 1,7% par rapport aux élections. Le SP.A et Open VLD obtiennent un statu quo. Les socialistes régressent légèrement (-0,2%) par rapport au sondage de juin et obtiennent 14,4%, soit une perte de 0,5% par rapport à juin 2010. La régression des libéraux est plus importante (-2%). Ce parti reste quatrième, avec 11,9% des intentions de vote.

Bart De Wever reste le plus populaire

Cela fait cinq sondages d’affilée que le président de la N-VA, Bart De Wever, maintient sa position de tête sur la liste des hommes politiques les plus populaires en Flandre.

Alors qu’au sondage de juin il avait ravi le cœur de 53% des personnes interrogées, il convainc maintenant 45% des Flamands questionnés, mais reste néanmoins en première place.

De Wever est talonné par le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) qui obtient 42% des voix de préférence. Johan Vande Lanotte (SP.A) les suit avec 31%, soit 1% de plus que le Premier ministre démissionnaire Yves Leterme (CD&V), auquel il vole donc la 3e place. L’ancien ministre Frank Vandenbroucke (SP.A), qui a récemment annoncé son départ de la politique, est cinquième.

C’est néanmoins la ministre de l’Intérieur démissionnaire, Annemie Turtelboom (Open VLD, photo), qui crée la surprise, en passant de la 15e à la 7e place de popularité. Elle est suivie par son président de parti, Alexander De Croo. Le tout nouveau président du SP.A, Bruno Tobback, ravit la 9e place au président du CD&V, Wouter Beke, qui se place dixième.

La moitié des Flamands veulent la N-VA au gouvernement

Quelque 49% des Flamands questionnés estiment que la nouvelle coalition fédérale ne peut être formée sans y inclure le grand vainqueur des élections en Flandre, à savoir la N-VA. Quelque 46% des Flamands ne voient par contre pas d’inconvénient à un nouveau gouvernement fédéral sans la N-VA.

D’autre part, alors que le pays semble être en passe d’avoir enfin un nouveau gouvernement, la confiance des Flamands dans la coalition sortante diminue. Seuls 38% des personnes questionnées font encore confiance à l’équipe d’Yves Leterme, soit 2% de moins qu’au sondage de juin. Ce sont avant tout les femmes et les personnes moins scolarisées qui se montrent méfiantes.

La confiance dans le gouvernement flamand (photo) est supérieure à celle dans le gouvernement fédéral : 57% des Flamands interrogés font confiance à l’équipe de Kris Peeters. Un pourcentage inchangé par rapport au sondage de juin dernier.