Un accord sur Dexia est intervenu

Les gouvernements belge, français et luxembourgeois se sont mis d'accord sur une solution pour Dexia. Cette solution a été proposée au conseil d'administration de Dexia réuni dimanche après-midi.

Un communiqué publié à l'issue de la réunion tenue dimanche midi à Bruxelles a réaffirmé la solidarité des trois gouvernements dans la recherche d'une solution qui assure l'avenir de Dexia. Ils apportent leur plein soutien aux propositions du management du groupe bancaire, ajoute le communiqué.

La solution proposée, qui est aussi le fruit de concertations intenses avec l'ensemble des partenaires concernés, a été présentée au conseil d'administration de Dexia à qui il incombe d'approuver les propositions.

Samedi soir

"Nous sommes prêts à entrer dans la dernière ligne droite des négociations", indiquait hier soir le Premier ministre belge, qui précisait que des négociations se tiendraient ce dimanche à Bruxelles."

"Le kern a confirmé l'objectif fixé en début de semaine ainsi que la manière de le faire", avait encore ajouté Yves Leterme. Le gouvernement fédéral entend renforcer la position belge dans Dexia Banque Belgique et l'isoler des éléments plus risqués du groupe franco-belge.

Il a été décidé au sein du comité ministériel restreint que notre pays souhaite acheter la filiale belge pour assurer la survie de la banque et pour en faire une banque belge plus solide. « Nous devons aller plus loin dans le renforcement d’une position belge dans Dexia Banque Belgique », faisait savoir Yves Leterme.

Fillon et Barouin à Bruxelles

Le Premier ministre français François Fillon et le ministre français des Finances François Barouin étaient donc attendus aujourd'hui à Bruxelles pour une concertation sur le groupe bancaire. Deux points importants ont été discutés, à savoir le prix que la Belgique et la France doivent débourser pour racheter leurs filiales respectives et le partage des garanties d’Etat pour ce qui reste de Dexia, de la ‘bad bank’ et du reste.

De son côté, le ministre des Finances Didier Reynders a souligné hier soir le travail préparatoire et précisé que des contacts avaient également été pris avec les autorités luxembourgeoises et la Commission européenne, qui est tenue informée.

Leterme indiquait qu'il est possible d’arriver à une solution. « Tout est prêt pour entamer les négociations finales avec le gouvernement français sur base d’un travail bien préparé et sur base d’un mandat du cabinet restreint ».

Et le Holding Communal?

Les Régions et le gouvernement fédéral n'ont certes pas encore trouvé un terrain d'entente définitif au sujet de Dexia Banque Belgique, mais les points de vue se seraient tout de même rapprochés. De source régionale, on indiquait samedi qu'il n'est nullement question d'affrontement entre les deux niveaux de pouvoir.

Les ministres-présidents des trois Régions se sont rencontrés samedi après-midi et ont, dans la foulée, formulé cinq propositions dans le cadre du futur du groupe franco-belge Dexia. Le contenu de ces propositions n'a pas été précisé.

La Flandre, la Wallonie et Bruxelles sont actionnaires de Dexia à hauteur de 5,7% et craignent de perdre une grande partie de leur argent.

Un accord doit être dégagé concernant le Holding Communal, qui est un actionnaire important (14,1%) du groupe Dexia. Si la banque est scindée, il deviendrait actionnaire d’un groupe qui a beaucoup moins de valeur et le holding (à savoir les communes) perdrait beaucoup d’argent. Les Régions ne s’engageront pas dans une banque nationalisée avant qu’une solution soit trouvée.

Le conseil d'administration de Dexia se tient en ce dimanche après-midi à Bruxelles.

Une proposition belgo-franco-luxembourgeoise a été présentée au conseil d'administration du groupe franco-belge, a indiqué le Premier ministre Yves Leterme, peu avant la réunion de ce même conseil.

A la question de savoir si une solution interviendrait encore ce dimanche soir sur Dexia, il a répondu que "cela dépendra du conseil d'administration" du groupe franco-belge.

"C'est maintenant au conseil d'administration de prendre attitude", a insisté de son côté le ministre des Finances, Didier Reynders.