Une femme présidente du Sénat

La sénatrice Sabine de Bethune (CD&V) a été désignée mardi présidente de la Haute assemblée en remplacement de Danny Pieters dont le parti, la N-VA, ne participe plus aux négociations en vue de la formation de la prochaine coalition.

Visiblement émue, Sabine de Bethune a remercié les membres de l'assemblée dont Armand De Decker et Danny Pieters

Elle a particulièrement remercié ce dernier pour avoir dirigé les travaux du Sénat depuis juillet 2010, soit durant une "période particulière" sur le plan institutionnel.

La parlementaire courtraisienne a également fait écho dans sa brève allocution à l'accord institutionnel conclu par les huit partis assis à la table des négociations institutionnelles.

La nouvelle présidente du Sénat a particulièrement épinglé la réforme de la Haute assemblée prévue dans l'accord, appelant à porter une attention particulière à son personnel dont le sort sera lié à la mise en oeuvre des modifications.

Danny Pieters n'a pas de regret

Dans les couloirs de l'assemblée, Danny Pieters, désormais premier vice-président, s'est contenté de "prendre acte", devant les caméras de télévision, de son remplacement au perchoir.

Répétant que la note du formateur Elio Di Rupo était à ses yeux "peu équilibrée" sur les plans institutionnels et socio-économiques, il a dit ne pas éprouver de regret que la N-VA ait fait le choix de ne pas participer aux négociations. On ne va pas à ce genre de négociation simplement pour obtenir un poste, a-t-il dit en substance, regrettant cependant que vu son poids électoral son parti ne soit pas représenté dans la nouvelle majorité.

La rentrée du Sénat a également été l'occasion mardi d'entendre la prestation de serment d'un nouveau membre, Fauzaya Talhaoui (sp.a) qui remplace l'ancien ministre Frank Vandenbroucke, ce dernier ayant quitté la vie politique.

Anversoise, Fauzaya Talhaoui a été députée Agalev (dénomination antérieure de Groen! ) jusqu'en 2003 avant de rejoindre les rangs socialistes. Elle retrouve le Sénat après quatre années sans activité parlementaire.