La lutte contre la pauvreté débute à Bruxelles

A la veille de la Journée mondiale de lutte contre la pauvreté, des centaines de personnes ont manifesté ce dimanche dans les rues de la capitale belge (photo hors contexte). Elles voulaient avant tout attirer l’attention sur le sort des enfants qui vivent dans la pauvreté.

Plus d’un enfant et adolescent sur six (soit 16% de cette tranche de la population) vit dans la pauvreté en Belgique. Les familles dans lesquelles ils grandissent doivent faire des choix difficiles au quotidien, par exemple entre l’achat de livres scolaires pour un enfant ou de médicaments pour un parent.

La pauvreté n’entraîne pas seulement une lutte quotidienne pour nouer les deux bouts, mais aussi un combat permanent contre les préjugés et en faveur d’une égalité des chances. Nombre de pauvres sont en effet confrontés à une exclusion dans de nombreux domaines. Ainsi, les enfants de familles défavorisées sont plus souvent envoyés dans l’enseignement spécial, ce qui hypothèque aussi leurs chances de trouver un bon emploi par la suite.

Les associations de lutte contre la pauvreté s’étaient rassemblées ce dimanche à Bruxelles, pour manifester en faveur de revendications très claires, comme l’octroi d’un salaire d’intégration suffisant.

"En Belgique, de nombreux revenus et allocations se situent encore sous le seuil de pauvreté. C’est inacceptable", affirment ces organisations. "Pour une personne qui cohabite, le salaire d’intégration est de 513,46 euros par mois. Pour une personne isolée, il est de 770,18 euros. Pour une personne qui a une famille à charge, ce revenu d’intégration s’élève à 1026,91 euros par mois. Sur base des témoignages de personnes qui vivent dans la pauvreté, nous constatons que même les revenus considérés comme juste au-dessus du seuil de pauvreté (966 euros et 2.029 euros) sont insuffisants".

Les manifestants de ce dimanche réclamaient aussi un accès pour les défavorisés à des services de qualité, comme un bon enseignement, et un accès au marché du travail.