«Est-il responsable d’affréter un train pour cinq personnes?»

La ministre des Entreprises publiques Inge Vervotte (CD&V) a réclamé mardi de la compréhension envers le plan d'économies projeté à la SNCB, même si elle reconnaît que certains éléments ne sont "pas mûrs".

La suppression de trains peu fréquentés (on parle de quelque 300 convois, ce qui toucherait jusqu'à 6.000 voyageurs, ndlr) n'est que "normale" à condition qu'une autre forme de transport public existe, a-t-elle indiqué sur nos ondes.

"Je comprends les réactions, mais il faut oser mener le débat. Est-ce responsable, au niveau sociétal et écologique, que des trains ne transportent que cinq ou six personnes", demande-t-elle.

Inge Vervotte met en garde contre une image trop unilatérale des mesures d'économie proposées. Certaines ont été trop peu expliquées et fortement déformées, selon elle. Mais il est vrai aussi que plusieurs points ne sont pas "mûrs", ajoute-t-elle.

"Au niveau de l'offre, il faut avant tout clarifier tous les critères, de sorte que les gens connaissent toutes les intentions", commente Inge Vervotte.

Concernant les effectifs, la ministre dit s'interroger sur l'augmentation du personnel dans les services généraux de la SNCB et d'Infrabel, qui "ont tendance à se comporter comme des entreprises en soi, en contradiction avec le concept de SNCB Holding".

Le prochain gouvernement pourra s'attaquer à une redéfinition de la structure du groupe, estime la ministre démissionnaire.