Qui va payer et combien ?

Les représentants des six partis qui négocient autour d'Elio Di Rupo (photo) en vue de la formation d’un gouvernement veulent pouvoir disposer d’ici vendredi de nouveaux chiffres pour définir l’effort à consentir par les régions. Le Conseil supérieur des Finances a été saisi d'une demande en ce sens. Le président du MR, Charles Michel, a demandé aux entités fédérées d'augmenter leur participation à l'effort d'assainissement des pouvoirs publics.

Le Conseil supérieur des Finances a donc été saisi d’une demande d'actualisation de son rapport budgétaire qui balise la répartition de l'effort entre les entités du pays. En outre, une rencontre aura lieu entre le formateur, les présidents de partis et les ministres-présidents des entités fédérées, toujours à propos de la répartition de l'effort.

Depuis vendredi, le MR exige que les entités fédérées fassent un effort supplémentaire dans le cadre de l'assainissement des finances publiques, vu l'évolution du déficit à combler.
Cette prise de position a entraîné des réactions courroucées dans les gouvernements régionaux et des Communautés où l'on a rappelé, notamment en Flandre, particulièrement visée par les déclarations, les efforts déjà accomplis.
 

D'autres ont reproché à Charles Michel (photo) une attitude opportuniste, son parti siégeant dans l'opposition dans les entités fédérées, une accusation rejetée par le président du MR. D'autres encore ont appelé à cesser les querelles stériles et à former au plus vite un gouvernement fédéral.

Finalement, les données du Conseil supérieur des Finances vont être actualisées par ce dernier. Cela n'exclut toutefois pas, indiquait-on de source proche de la négociation, que le fédéral ait au final une plus grande part à prendre dans le budget total de la maison Belgique.

L'adaptation concerne la répartition entre entité 1 (budget du gouvernement fédéral et Sécurité sociale) et entité 2 (Régions et Communautés ainsi que les communes). Les chiffres devraient être connus d'ici la fin de la semaine.

Par ailleurs, les ministres-présidents ont été invités à un tour de table afin d'examiner comment chacun évalue la situation et comment chaque entité respecte sa trajectoire budgétaire. Au MR, on souligne que la rencontre permettra de voir quels sont les efforts prévus sur la période 2012-2015.

Peeters répond à Michel

Le ministre-président flamand, Kris Peeters, qui participe actuellement à une mission économique en Chine, s'est insurgé après des déclarations du président du MR, Charles Michel, demandant aux entités fédérées, et singulièrement à la Flandre, d'augmenter leur participation à l'effort d'assainissement des pouvoirs publics. Il rappelle les efforts accomplis et la nécessité d'intervenir dans le sauvetage du Holding communal.
Interrogé par la RTBF, Kris Peeters parle de "petit jeu politique" et rappelle que la Flandre dispose d'un budget en équilibre en 2012, ce qui n'est pas le cas, précise-t-il, au niveau fédéral, en Wallonie et à Bruxelles.
Kris Peeters souligne que la Flandre connaît également des difficultés puisqu'elle "va devoir payer 265 millions d'euros pour sauver le Holding communal, un montant énorme".
 

404 Resource at '/content/vrtnieuws/fr/error/404.sdi.html' not found: No resource found

Resource at '/content/vrtnieuws/fr/error/404.sdi.html' not found: No resource found

Cannot serve request to /vrtnws/fr/error/404.sdi.html on this server


Apache Sling