«Il ne s’agit pas de transférer de l’argent vers Paris»

«Les flux de crédits et de dépôts entre la branche française et la branche belge sont en équilibre», affirme Hilde Junius, porte-parole de BNP Paribas Fortis, qui contredit ainsi dans informations parues dans ‘Le Soir’.

Le quotidien ‘Le Soir’ annonce aujourd’hui dans ses colonnes que la banque belge, rebaptisée BNP Paribas Fortis depuis son rachat par la maison éponyme en 2009, alimenterait l'institution française, actuellement bousculée par la crise de la dette, à hauteur de près de 30 milliards d'euros. Autrement dit, les dépôts des épargnants belges serviraient à soutenir les investissements de BNP Paribas.

Ces flux entre Bruxelles et Paris préoccuperaient la Banque Nationale qui suivrait la situation de manière "très attentive". Les administrateurs de Fortis, dont l'Etat belge détient 25%, n'auraient pas été informés de ces mouvements.

Les milliards d'euros mobilisés par le bras belge pour irriguer BNP Paribas ne seraient pas compensés par des retours français dans des proportions identiques, d'après ‘Le Soir’.

«Nous réfutons l’information parue dans ‘Le Soir’», a déclaré Hilde Junius, porte-parole de BNP Paribas Fortis. «Il ne s’agit pas de transferts ou de passer de l’argent vers la France».

«De temps à autre, nous avons des surplus de dépôts que nous plaçons sur les marchés. Dans ce cas, ils vont vers la banque mère BNP Paribas. Nous maintenons les moyens au sein du groupe et les utilisons là où ils sont nécessaires. C’est mieux que de prêter à d’autres institutions sur le marché des banques internes», justifie la porte-parole. «On prend également garde à ce que les flux des crédits et de dépôts entre la Belgique et la France soient en équilibre. Il s’agit d’une redistribution économique raisonnable des moyens».

«La situation est autre que chez Dexia», poursuit Hilde Junius, «car là une des filiales se charge exclusivement des crédits». La porte-parole insiste encore sur le fait que tout se déroule de manière transparente. «Au milieu de l’année, un rapport est publié. Je peux vous donner les derniers chiffres. En juin, 21 milliards d’euros avaient transférés de la Belgique vers la France, mais 19 autres millions d’euros ont fait le chemin inverse».