Les salaires belges augmentent plus vite

Selon le rapport annuel du Conseil central de l’Economie, qui sera présenté officiellement mardi et qui compare les hausses de salaires en Belgique, en Allemagne, en France et aux Pays-Bas, l’écart entre notre pays et les pays voisins serait maintenant de 4,6%. L’information figure ce lundi dans les quotidiens De Standaard et Het Nieuwsblad.

Sur base d’informations provenant du rapport annuel du Conseil central de l’Economie (CCE), les deux quotidiens flamands indiquent que les salaires des travailleurs belges ont augmenté cette année (nettement) plus que ceux de leurs collègues aux Pays-Bas, en Allemagne et en France.

Malgré la norme salariale, qui fixe depuis 1996 le plafond de l’augmentation salariale autorisée chaque année en Belgique afin de garantir le maintien de la compétitivité du pays, les salaires augmentent plus rapidement chez nous que dans les trois pays voisins. Selon le CCE, l’écart était ainsi monté à 3,9% en 2010. Il serait cette année grimpé à 4,6%, ce qui signifie que depuis 1996, les salaires en Belgique ont augmenté de 4,6% de plus que dans les trois pays voisins.

L’une des explications de la hausse plus importante en Belgique provient de l’absence d’indexation des salaires dans nos pays voisins. Les salaires y augmentent donc moins rapidement.

Concrètement, cela veut dire que le Belge moyen gagne davantage. Selon les chiffres d’Eurostat pour 2008, les salaires bruts moyens en Allemagne et aux Pays-Bas étaient cependant environ 200 euros plus élevés qu’en Belgique. En France, les salaires moyens étaient plus bas que dans notre pays.

Alors que les partis socialistes PS et SP.A et les syndicats ne veulent pas que l’on touche à l’indexation automatique des salaires, les libéraux flamands de l’Open VLD se sont dits favorables à une réforme de l’indexation par les six partis qui négocient actuellement la formation d’un nouveau gouvernement fédéral.

Selon le ministre pour l’Entreprise et la Simplification administrative, Vincent Van Quickenborne (Open VLD, photo), interrogé à la VRT, « une majorité des partis autour de la table ne sont pas contre un débat sur une réforme ».