La KBC accuse une perte de 1,5 milliard d’euros

Au troisième trimestre de cette année, le bancassureur belge KBC a enregistré une perte nette de 1,58 milliard d’euros. Les analystes n’avaient pourtant prévu qu’une perte d’un milliard d’euros pour la période de juillet à septembre.

La KBC attribue cette perte plus importante qu’escompté par les analystes à des « éléments exceptionnels liés à une insécurité du climat macroéconomique ». Au deuxième trimestre de cette année, le bancassureur avait encore réalisé un bénéfice net de 333 millions d’euros.

Selon la KBC, les résultats du troisième trimestre ont été influencés par la poursuite des désinvestissements, de nouvelles baisses des obligations grecques, la modification de la législation hongroise sur les prêts hypothécaires qui transfère une charge supplémentaire sur les banques, le résultat réalisé en Bulgarie, le climat difficile en Irlande et la baisse de la valeur sur le portefeuille d’actions.

L’administrateur-délégué Jan Vanhevel (photo) s’est voulu rassurant, en attirant l’attention sur la situation de capital confortable et les « bons revenus sous-jacents » dans les marchés principaux en Belgique et en Europe centrale. Selon la KBC, tant les crédits que les dépôts augmentent et les assurances enregistrent « d’excellents résultats ».

Le bancassureur ambitionne encore toujours de rembourser d’ici la fin de 2013 les 7 milliards d’euros d’aide qu’il a reçu de l’Etat, conformément au plan européen en la matière. A la fin de cette année, une tranche de 500 millions d’euros doit de toute façon être reversée dans les caisses de l’Etat.

Jan Vanhevel a précisé que les membres du comité de direction de la KBC acceptent de ne pas recevoir de prime cette année, quel que soit le développement futur des chiffres d’affaires et le résultat final pour 2011 du bancassureur. Malgré un troisième trimestre en mineur, la KBC espère pouvoir terminer l’année avec un bénéfice annuel de 1,2 à 1,4 milliard d’euros.