Alertes à la bombe chez Ikea : deux Polonais avouent

L'affaire liée aux alertes à la bombe visant plusieurs magasins Ikea en Europe, dont celui de Gand, a été résolue. Deux hommes qui avaient été interpellés en octobre dernier en Pologne, ont reconnu être responsables des alertes visant des magasins en Belgique, en Allemagne, en France, aux Pays-Bas et en République Tchèque, a indiqué jeudi le parquet de Dresde.

Des engins explosifs avaient été retrouvés dans plusieurs magasins de la chaîne suédoise d'ameublement et certains avaient explosés.

Les auteurs exigeaient 6 millions d'euros de la part du groupe Ikea et menaçaient sinon de faire exploser des bombes. Les deux suspects, deux Polonais âgés de 39 ans, ont indiqué que le manque d'argent était leur mobile. Le parquet de Dresde a confié aux autorités polonaises le soin de mener une enquête plus approfondie.

Le magasin Ikea à Gand avait été évacué le 30 mai après que deux petites explosions se furent produites en début de soirée. Deux réveils avaient été dissimulés dans des boîtes de lait sous des palettes et actionnés via un système de mise à feu.
 

Le dossier de Gand sera transféré en Pologne

Via une commision rogatoire, le juge d'instruction gantois en charge du dossier  a pu  interroger les deux suspects  polonais sur les faits qui se sont produits en Belgique.  "Le dossier sera transmis à la justice polonaise, les suspects ne devraient donc pas comparaître devant la justice belge" a déclaré, jeudi le Parquet de Gand.