Dernière ligne droite pour le budget

Les négociations de la nuit entre les six partis réunis sous la houlette du formateur Elio Di Rupo pour élaborer le budget 2012 sont entrées dans leur "dernière ligne droite" et l'on peut être "rassuré à quasi 100%" sur leur aboutissement, a affirmé jeudi matin la ministre Sabine Laruelle (MR).

"Les six négociateurs et le formateur veulent vraiment aboutir, c'est l'essentiel", a indiqué Sabine Laruelle sur les ondes de Bel-RTL, moins de deux heures après la suspension des négociations, vers six heures du matin, sans accord au finish.

Les travaux, qui ont notamment avancé sur base d'une nouvelle épure budgétaire proposée par le formateur mercredi soir, reprendront ce jeudi à 16 heures.

Mercredi, la négociatrice PS Laurette Onkelinx avait jugé possible un accord dans la nuit, sans quoi il faudrait s'interroger sur un manque de courage ou de volonté politique de certains.

Au terme d'une nuit sans accord global, l'entourage du formateur parlait cependant d'une "volonté d'aboutir" dans le chef de tous les négociateurs.

"Quand on a cette volonté d'aboutir, on est rassuré à quasi 100 pc", a confirmé Sabine Laruelle, rappelant la difficulté et l'ampleur du travail à accomplir: "11,5 milliards d'euros" à trouver pour limiter le déficit à 2,8 pc du PIB et des réformes structurelles à approuver.

Le mot d'ordre est la discrétion. "Dans la dernière ligne droite, ce n'est pas le moment d'aller dire (...) ce sur quoi il y a des pré-accords, puisqu'il n'y a d'accord sur rien tant qu'il n'y a d'accord sur tout", a commenté la ministre MR.
 

Sabine Laruelle a défendu la méthodologie du président du PS Elio Di Rupo, qu'Ecolo a critiquée sur les ondes de La Première (RTBF), par la voix de son chef de groupe à la Chambre, Olivier Deleuze (photo).
"Je ne crois pas que le formateur s'y prenne mal, il a déjà pu engranger des accords", a commenté Sabine Laruelle.
Le parlement doit voter le projet de budget avant le 31 décembre pour éviter de recourir aux douzièmes provisoires, que le Premier ministre Yves Leterme avait récemment jugé inévitables.
Pour Olivier Deleuze, dont le parti n'est pas associé aux négociations budgétaires, le parlement devrait toutefois avoir le temps d'analyser le projet du gouvernement et se prononcer avant la fin de l'année. "Il n'est pas trop tard, on travaillera jour et nuit s'il le faut", a-t-il commenté.