Elio Di Rupo se rend chez le Roi

A la suite d’une brève réunion avec les présidents des partis négociateurs, ce lundi après-midi, le formateur a pris la route du château de Ciergnon (province de Namur), où se trouve actuellement Albert II. Selon certaines sources, Elio Di Rupo (photo principale) aurait l’intention de présenter sa démission au souverain, après l’échec des négociations de dimanche soir en vue de la confection du budget 2012.

Les représentants des 6 partis politiques qui négocient en vue de la formation d’un nouveau gouvernement fédéral se sont séparés dans la nuit de dimanche à lundi, vers 2 h du matin, sans perspective d’accord budgétaire et sans programmer de nouvelle réunion, alors que les libéraux flamands d’Open VLD rejetaient de nouvelles propositions du formateur.

Elio Di Rupo (PS) affirmait à l’aube vouloir réfléchir à la situation, qu’il qualifiait de "dramatique". Au courant de la matinée, le formateur conviait les présidents des partis négociateurs à une réunion ce lundi, dès 14h30. Au bout d’une bonne demi-heure de réunion, peu avant 15h30, Elio Di Rupo quittait néanmoins la présidence de la Chambre pour se rendre auprès du Roi Albert II, qui séjourne actuellement au château de Ciergnon, en province de Namur.

La rédaction de la VRT a appris qu’Elio Di Rupo aurait l’intention de présenter sa démission au Roi en tant que formateur. Une mission dont l’avait chargé le souverain le 16 mai dernier, après que le président du CD&V, Wouter Beke, ait achevé sa mission de conciliation.

La nouvelle crise dans le prolongement des élections législatives de juin 2010 survient après que les libéraux flamands aient jugé « insuffisantes » les nouvelles propositions avancées par le formateur, ce dimanche, et aient réclamé davantage de mesures d’économies dans la confection du budget 2012. Une confection qui dure depuis des semaines, alors que la Commission européenne réclame pour la mi-décembre un budget 2012 approuvé par le Parlement, sous peine de sanctions.

Critiqués par les autres partis négociateurs, l’Open VLD a souligné ce lundi matin qu’il souhaitait absolument continuer les négociations avec les cinq autres partis (PS, SP.A, MR, CD&V et CDH) en vue d’un accord sur le budget et de la formation d’une nouvelle coalition fédérale. Ce lundi après-midi, plusieurs partis ont estimé que les libéraux flamands avaient été trop loin dans leurs revendications.

Si Elio Di Rupo présente effectivement sa démission au Roi, il n’est cependant pas certain que le souverain l’accepte. Albert II pourrait notamment tenir sa décision en suspens pendant quelques jours, le temps de consultations.

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