Ethias demande un nouveau soutien public

Le groupe belge d’assurance sollicite l’aide des autorités fédérales, ainsi que des Régions wallonne et flamande - qui détiennent chacune 25% de son capital. Après le Holding Communal et Arco, Ethias est la 3e victime de la débâcle du groupe de bancassurance Dexia.

L’assureur Ethias était, avec une participation de 5%, l’un des grands actionnaires belges du groupe Dexia. Entretemps, la participation d’Ethias a été rachetée par Ethias Finance, la maison mère du groupe, pour satisfaire aux exigences de la Commission européenne. Les autorités fédérales, flamandes et wallonnes possèdent chacune 25% d’Ethias Finance, et donc indirectement aussi d’Ethias.

Lors de la passation de la participation dans Dexia, en juin dernier, un prix de 2,8 euros par action avait été convenu. Ces actions ne valent plus actuellement que 30 cents d’euro en Bourse. D’autre part, Ethias Finance n’a toujours pas payé le prix de passation, parce qu’il manque de fonds.

Ethias Finance veut donc lancer d’ici la fin de l’année pour 280 millions d’euros d’émissions obligataires. Dans les conditions actuelles, il n’est cependant pas certain que ce montant sera entièrement atteint. C’est la raison pour laquelle Ethias demande aux autorités fédérales, wallonnes et flamandes d’acheter le solde de l’émission obligataire, dans l’hypothèse où elle ne serait pas entièrement placée sur le marché.

Ethias a aussi encore accordé un prêt de 25 millions d’euros sans gages au Holding Communal. Ce dernier ne peut cependant le rembourser et sera liquidé.

Après le Holding Communal (14,1%) et le holding Arco (13,8%), Ethias (5%) est le troisième grand actionnaire belge de Dexia qui se voit obligé de faire appel au soutien des pouvoirs publics.