Dexia: la France dément toute renégociation

Alors que certains quotidiens annonçaient hier que le plan de sauvetage de Dexia Holding n’était plus exécutable pour la Belgique, en raison de la forte hausse des taux à long terme, le ministre français des Finances, François Baroin, a indiqué qu’il n’y avait pas de tentative de remettre en question cet accord.

Le gouvernement belge ne cherche pas à rouvrir la négociation du plan de démantèlement de Dexia, a indiqué le ministre français des Finances, François Baroin (photo). "Il y a des engagements pris par la France, la Belgique et le Luxembourg. Il n'y a pas de tentative de remettre en question cet accord", a-t-il déclaré.

Selon des articles publiés mardi par le Standaard et le Nieuwsblad, le plan de sauvetage de Dexia Holding n'est plus exécutable en l'état pour la Belgique, en raison de la forte hausse des taux à long terme.

La Belgique endosse en effet la plus grande partie (60,5%) de la garantie d'Etat de 90 milliards d'euros pour la holding. Cette garantie aurait dû permettre à Dexia de récolter 54 milliards d'euros sur le marché obligataire belge dans les prochaines années.

Ce faisant, Dexia entre cependant directement en concurrence avec l'Etat belge lui-même qui doit aussi trouver sur le marché de l'argent pour financer la dette de l'Etat et le déficit budgétaire.

De son côté, le ministre sortant des Finances, Didier Reynders, a indiqué que les trois pays impliqués dans le dossier Dexia Holding négociaient actuellement avec la Commission européenne, mais qu’aucun de ces pays de remettait en question l’accord intervenu entre eux.