Avalanche de plaintes contre Street View

Deux jours seulement après le lancement officiel de la version belge de Google Street View, le service de cartographie du géant de l’internet, la Commission de protection de la vie privée croule déjà sous les appels et courriels de Belges qui se plaignent d’y voir apparaître leur habitation ou leur voiture.

Google Street View est un service lancé en mai 2007, pour compléter Google Maps et Google Earth, et qui permet de naviguer virtuellement dans les rues de villes et de villages. Controversé en raison d'atteintes alléguées à la vie privée, le projet utilise une technologie qui permet de fournir une vue de la rue à 360 degrés en n’importe quel point de cette rue. Une voiture équipée de caméras a circulé dans les rues en prenant des images, qu'un logiciel propriétaire de Google assemble pour donner l'impression de continuité.

Mercredi dernier, la version belge de Google Street View était officiellement lancée. Et elle est loin d’enthousiasmer tous les citoyens. Nombre d’entre eux ne souhaitent en effet pas que leur habitation, leur voiture, voire eux-mêmes, soient visibles dans tous les détails sur Street View. Les visages sont néanmoins censés ne pas être reconnaissables puisqu’ils sont automatiquement floutés, tout comme les plaques d’immatriculation. Ce jeudi, le syndicat de police Sypol s’inquiétait aussi de l’usage délictueux que les criminels pourraient faire du service de cartographie, qualifiant Street View de « fantastique pour les cambrioleurs ».

La Commission de protection de la vie privée croule d’ailleurs sous les appels et les courriels de citoyens mécontents. La Commission rappelle cependant que les habitants froissés doivent s’adresser en premier lieu à Google, pour demander que leur habitation soit floutée. Pour ce faire, il doivent cliquer sur l’onglet « signaler un problème » et exposer leur revendication.

La société qui gère le système de cartographie Google s’est engagée à examiner « dans les plus brefs délais » la demande des citoyens mécontents. Si elle ne s’exécutait pas, la Commission de protection de la vie privée a l’intention de se saisir du dossier.