"L'accord réussira avec brio le test européen"

Parmi les négociateurs c’est le soulagement qui domine après l’accord intervenu ce samedi midi. Tous sont convaincus qu’il s’agit d’un bon accord. Le président de l'OPEN-VLD Alexander De Croo qui s’était opposé à la note du Formateur la semaine dernière est à présent convaincu que l'accord sur le budget et les réformes socio-économiques "réussira brillamment le test européen".

Alexander De Croo estime également qu'"il convaincra aussi les marchés financiers", a-t-il déclaré à la sortie des négociations. Il faudra cependant attendre de voir comment les taux se comportent. Les autres négociateurs se sont également montrés contents de cet "accord équilibré".

Le formateur Elio Di Rupo et les six négociateurs ont conclu samedi midi, après une réunion marathon de 18 heures, un accord sur le budget des prochaines années et des réformes socio-économiques.
L'Open-VLD appelait particulièrement, ces derniers jours, à des réformes en profondeur. Mais finalement, tout le monde a fait les efforts nécessaires, a indiqué le président du SP.A Bruno Tobback. Celui-ci se dit content notamment de la mise en œuvre d'un impôt sur la fortune. Mais "tout le monde devra faire des économies ces prochaines années", a-t-il reconnu. "La question était de savoir si l'effort était réparti équitablement", selon le socialiste.
 

Le président du CD&V, Wouter Beke, abondait dans le même sens.

"Cet accord est la conséquence de 5 semaines de négociations ardues, mais je reconnais que la crise financière a fait monter la pression", a déclaré Wouter Beke.

"C'est budget crédible et équitable, tout le monde va en ressentir les effets d'une manière ou d'une autre. Mais on n'a pas touché au coût du travail ni à la politique d'investissement. Ce qui ouvre des perspectives pour notre pays".

Le président du CD&V souligne aussi que les nouvelles recettes "sont maintenues au minimum" dans l'accord. "On n'avait encore jamais dû trouver 11,3 milliards d'euros" avec des partis dont les points de vue sont si différents, a-t-il conclu.

"Un budget qui se démarque en soutenant la croissance"

A la différence de qui s'est passé dans d'autres pays européens, les partis belges ont pu accoucher d'un accord sur le budget qui soutient la croissance et protège les salaires, a expliqué samedi la vice-première ministre PS Laurette Onkelinx à l'issue de la négociation.

"Par rapport aux autres pays européens, nous soutenons la croissance, nous protégeons l'index et les salaires, les revenus des pensionnés, la consommation en ne touchant pas à la TVA", a-t-elle souligné.

Selon la négociatrice socialiste, après la hausse du taux des obligation belges et la dégradation de la notation financière du pays, les négociateurs ont pu répondre aux inquiétudes qui se sont exprimées.

"Aujourd'hui, nous avons pu répondre aux inquiétudes en répondant au Pacte de stabilité européen. Le déficit budgétaire se situera en-dessous de 3 pc, c'est-à-dire en dessous des autres pays européens", a-t-elle fait remarquer.