Combien de ministres dans le premier gouvernement Di Rupo ?

Alors que les six partis négociateurs et le formateur sont à nouveau réunis depuis 11h ce mardi, la question du nombre de postes ministériels dans le futur gouvernement Di Rupo a refait surface. Les partis francophones veulent rester à 15, tandis que plusieurs partis flamands réclament un ministre de moins, pour préserver l’équilibre linguistique.

Les partis négociateurs (CD&V, CDH, PS, SP.A, Open VLD et MR) se sont dits très satisfaits de l’accord sur l’asile et les migrations qu’ils ont conclu ce lundi, après quelques heures seulement de discussions. Ce mardi, ils étaient réunis à nouveau dès 11h, officiellement pour discuter de thèmes tels que la défense, la politique étrangère, la politique d’égalité des chances et l’intégration sociale.

Cependant, c’est avant tout la question du nombre de ministres que comptera le futur gouvernement Di Rupo qui semble préoccuper ce mardi les négociateurs. Certaines personnalités démocrates-chrétiennes flamandes ont relancé le débat à ce sujet. Elles estiment en effet que le probable Premier ministre Elio Di Rupo (PS) devrait être compté dans le quota francophone du gouvernement fédéral, alors que traditionnellement le Premier ministre est considéré comme neutre du point de vue linguistique (un « asexué linguistique »).

Interviewé ce mardi sur les ondes de Bel RTL, le sénateur Rik Torfs (CD&V) a estimé à titre personnel que le Premier ministre doit faire partie intégrante de l’équilibre entre Flamands et francophones dans le futur gouvernement. « Une majorité de ministres francophones serait assez curieuse dans un pays où la majorité est flamande », a estimé Torfs.

Les partis flamands CD&V et Open VLD souhaitent passer à 14 ministres au gouvernement fédéral, pour réaliser des économies, mais aussi pour éviter de donner l’impression d’une supériorité des ministres francophones. Les francophones veulent par contre conserver les 15 postes ministériels. « Le Premier ministre a toujours été asexué. Je ne vois pas de raison de changer », déclarait le président du CDH, Benoît Lutgen (photo). Le SP.A confirme que cela fait 30 ans que le Premier n’est pas compté dans le groupe linguistique auquel il appartient. « Il ne faut pas le changer maintenant que le Premier ministre sera vraisemblablement un francophone », affirme-t-on au parti socialiste flamand.

Afin de trouver un compromis, il se pourrait que quelques secrétaires d’Etat soient ajoutés au gouvernement, bien que cela n’ait pas été prévu initialement.