La SNCB pas préparée aux situations de crise

Selon un rapport du service public fédéral Mobilité et Transports, relaté ce mardi par les quotidiens flamands De Standaard et Het Nieuwsblad, la Société nationale des chemins de fer belges réagit de manière insuffisante aux situations de crise à cause d’un « manque de coordination hallucinant ». La preuve en a été donnée le 27 juin dernier, lorsque des milliers de voyageurs sont restés bloqués pendant des heures dans des gares ou des trains surchauffés, à la suite de problèmes sur le rail entre le littoral et Gand.

Selon le rapport du ministère à la Mobilité et aux Transports réalisé à la suite des problèmes du 27 juin dernier, la SNCB, Infrabel et SNCB-Holding - trois unités au sein du groupe SNCB - ne disposent pas d’un plan leur indiquant comment ils doivent répondre aux incidents qui surviennent lors d’une journée animée sur le rail. Ceci laisse donc place à l’improvisation dans les moments critiques et à une perte de contrôle d’une situation inattendue et difficile.

Pour rappel, le 27 juin des milliers de voyageurs étaient restés bloqués entre le littoral et Gand (Flandre orientale), par une chaude journée d’été, en raison d’une coïncidence de plusieurs incidents sur le rail.

Selon le rapport, personne ne savait dans les gares qui devait prendre le contrôle de la situation et qui devait faire quoi à la SNCB. La communication entre les chemins de fer belges et les services de secours n’a pas non plus été optimale ce jour-là. « Tout le monde marchait sur les pieds de tout le monde ».

« Les plans d’urgence du groupe ne prennent pas en considération l’assistance aux voyageurs bloqués, ni la façon dont ils doivent répondre à un dérèglement sérieux de la circulation ferroviaire », souligne le rapport. A la suite de la journée catastrophique, la SNCB a aussi manqué de zèle en matière de communication, notamment au sujet de compensations à accorder aux voyageurs concernés.

Le service public fédéral Mobilité et Transports a rédigé 76 recommandations en vue d’éviter à l’avenir pareils problèmes de coordination et de communication. La Commission Infrastructure de la Chambre va maintenant étudier ces recommandations.