Baromètre : la N-VA remporte près de 40%

Si l’on en croit les intentions de vote exprimées dans le baromètre politique du quotidien francophone La Libre Belgique et de la radiotélévision publique francophone RTBF, le parti de Bart De Wever monterait à 39,8% des voix, alors que les trois partis flamands du futur gouvernement Di Rupo seraient en baisse, surtout le CD&V.

Le sondage trimestriel du quotidien La Libre Belgique et de la radiotélévision publique francophone RTBF a été réalisé entre samedi 26 novembre et mardi 29 novembre, soit juste après l’annonce de l’accord budgétaire entre les six partis politiques qui sont ensuite parvenus à un accord de gouvernement. Quelque 3.000 personnes ont été sondées sur leurs intentions de vote si des élections étaient organisées le dimanche suivant. La marge d’erreur est de 3 ,3%.

Selon ce dernier sondage en date, le parti nationaliste flamand N-VA poursuivrait sa progression en Flandre, alors que les trois partis flamands qui ont pris part aux négociations - SP.A, Open VLD et CD&V -, et qui feront partie de la nouvelle coalition fédérale, voient leur score se tasser plus ou moins.

Ainsi, en Flandre, la N-VA récolterait 39,8% des intentions de vote, ce qui représente une augmentation de 12% par rapport aux élections législatives du 13 juin 2010. Les écologistes de Groen ! seraient le seul parti qui, comme la N-VA, voit son score augmenter pour atteindre 7,6% des intentions de vote (contre 6,9% en juin 2010).

Tous les partis flamands qui siègeront au gouvernement Di Rupo I voient par contre leur score baisser. Le CD&V, qui en juin 2010 était le plus grand parti en Flandre après la N-VA, perd 4,7% des intentions de vote, son score passant de 17,3% à 12,6%. C’est la SP.A qui devient le 2e parti de Flandre, avec 13,9% des intentions de vote - une baisse de 0,7%. Les libéraux d’Open VLD voient leur score passer de 13,6 à 12,6%.

Le Vlaams Belang d’extrême-droite enregistrerait également une lourde perte. Les intentions de vote se situeraient maintenant à 8,4%, contre 12,3% en juin 2010. L’ancienne Liste Dedecker, appelée maintenant LDD, qui avait remporté 3,8% des voix aux élections ne serait plus choisie maintenant que par 1,8% des électeurs.

En Flandre, l’homme politique le plus populaire reste Bart De Wever, président de la N-VA, suivi par le ministre-président Kris Peeters (CD&V) et le Premier ministre démissionnaire Yves Leterme (CD&V). Vient ensuite, de façon surprenante, le formateur et futur Premier ministre Elio Di Rupo (PS).

Les négociateurs francophones perdent aussi

En Wallonie, tout comme en Flandre, les partis qui ont pris part aux négociations de formation d’un nouveau gouvernement perdent des voix par rapport aux législatives de juin 2010. Ainsi le PS d’Elio Di Rupo accuse une légère baisse (-2,2%) avec 35,4% des intentions de vote. Les libéraux du MR perdent 1,4% pour plafonner à 20,8% des intentions de vote. Le CDH perd 1,9%, pour remporter 12,7% des intentions de vote.

Ecolo deviendrait le 3e parti francophone, avec 14% des intentions de vote (+ 1,7%). Le FDF, qui a récemment rompu le cartel avec le MR, ne récolterait plus que 2,3% de voix.

Le président du PS, Elio Di Rupo (photo), reste de loin l’homme politique le plus populaire en Wallonie, mais aussi à Bruxelles, où il devance les socialistes Charles Picqué et Laurette Onkelinx.

Dans la Région capitale, la scission entre les libéraux et le FDF fait perdre sa première place au MR, qui perd 9,9% des voix. Le PS en profite et plafonne à 26,3%. Ecolo engrange une bonne poussée (+4%), pour atteindre 16% des intentions de vote, devant le CDH, qui conserve 11,9%. Le FDF récolte 6,5% des intentions de vote.

A Bruxelles aussi, la N-VA est le premier parti flamand, avec ici 3,3% des intentions de vote. Elle devance Groen ! qui gagne 1% pour passer à 2,6% des intentions de vote.