SP.A, MR et CDH approuvent l’accord de gouvernement

Rassemblés ce samedi matin en congrès de participation, les socialistes flamands, les libéraux francophones et les humanistes francophones ont confirmé à la quasi-unanimité leur présence dans la future coalition fédérale, menée par Elio Di Rupo (PS). Les trois autres partis négociateurs - Open VLD, CD&V et PS - se prononceront dimanche.

L’accord de gouvernement définitif ayant été adopté jeudi par les présidents des six partis politiques qui négociaient depuis des mois en vue de la formation d’une nouvelle coalition fédérale, il revient ce week-end aux congrès de participation du PS, du SP.A, du MR, d’Open VLD, du CDH et du CD&V de se prononcer sur cet accord et leur présence dans le futur gouvernement emmené par Elio Di Rupo.

Réunis ce samedi dans la commune bruxelloise de Molenbeek pour un congrès de participation qui s’est déroulé à huis-clos, les socialistes flamands ont approuvé à une quasi-unanimité (2 contre et une abstention) l’accord de gouvernement. Les 400 militants rassemblés avaient reçu le texte de l’accord. A la sortie du congrès, les avis étaient cependant partagés sur le contenu de l’accord.

Le président du SP.A, Bruno Tobback (photo), a souligné que son parti s’engage à mettre en œuvre loyalement l’accord de gouvernement et attend que les 5 autres partis en fassent autant. « Nous devons prendre nos responsabilités et mener à bien les changements qui sont nécessaires. L’Etat de prospérité doit aussi être destiné aux générations à venir. Les économies ne sont pas agréables mais elles sont nécessaires ».

Bruno Tobback juge l’accord de gouvernement « équilibré, permettant d’importantes réformes, pas seulement en matière d’emploi mais aussi des réformes financières, la lutte contre la fraude, d’une manière juste. C’est un projet dans lequel nous croyons ».

"Un véritable soutien aux personnes qui travaillent"

Quelque 700 militants du Mouvement réformateur étaient, eux, réunis ce samedi en congrès de participation dans la commune bruxelloise d’Etterbeek. Tous comme les socialistes flamands, les libéraux francophones se sont prononcés à une quasi-unanimité (2 contre et une abstention) en faveur de l’accord de gouvernement et d’une participation à la prochaine coalition.

Qualifiant l’accord d’exceptionnel, bien qu’imparfait, le président du MR, Charles Michel (photo), a affirmé que le parti sera vigilant pour que les textes soient mis en œuvre. Il a tenu à souligner que l’accord permettra aux citoyens de vivre dans « une Belgique modernisée » dont « les travailleurs sont encouragés ». Selon lui, la réforme institutionnelle « s’inscrit dans l’Etat fédéral », alors que les Régions, adultes, devront prendre leur destin en main.

"La Belgique a besoin d’un gouvernement de centre"

Quelque 520 militants du CDH étaient réunis en congrès de participation à Louvain-la-Neuve, en Brabant wallon. Ces derniers ont également approuvé à l’unanimité (moins 5 abstentions) leur présence dans la prochaine coalition fédérale.

Dans son discours, le président des humanistes Benoît Lutgen (photo) a souligné le pragmatisme qui a été celui de son parti pendant les négociations, estimant que « notre pays avait besoin d’un gouvernement, un vrai gouvernement, un gouvernement de centre ». Lutgen juge le budget 2012 « sérieux et crédible », sans qu’il porte la marque de l’austérité visible dans d’autres pays européens.

Le président des humanistes a également énuméré certaines mesures qui tiennent plus particulièrement à cœur au CDH : un plan emploi axé sur les jeunes, le maintien des titres-services, le développement de l’emploi dans le secteur non-marchand, la réduction des cotisations sociales dans les petites et moyennes entreprises.

Tout comme au SP.A. et au MR, on n’a pas voulu révéler au CDH qui seraient les prochains membres du parti appelés à assumer un poste ministériel.

Les représentants des 6 partis négociateurs se réuniront en effet ce dimanche en fin de journée - après les congrès de participation du PS, du CD&V et d’Open VLD - pour discuter de la répartition des portefeuilles ministériels, avant la prestation de serment et le vote de confiance à la Chambre.