Les trains sont à l'arrêt en Wallonie

La circulation est à l’arrêt sur le rail wallon. Cette situation a des conséquences en Flandre où les horaires sont quelque peu perturbés. L’action spontanée de la SNCB lancée hier dans certaines gares de Wallonie s’est étendue au reste de la région. Ce soir et demain, l’entièreté du secteur public mènera une grève générale pour protester contre la réforme des pensions.

La circulation des trains connait d’importantes perturbations dans notre pays. Celles-ci sont causées par une action de grève spontanée suivie par le personnel de la SNCB en Wallonie, et partiellement à Bruxelles. En Flandre, des trains matinaux en provenance de Bruxelles et à destination de Genk, d’Anvers et de Denderleeuw ont été supprimés. Des trains non-utilisés en Wallonie ont toutefois été rajoutés sur le réseau flamand.

L’action a été lancée hier matin dans certaines gares wallonnes pour protester contre la réforme des pensions menée par le gouvernement Di Rupo. Les conducteurs de train ainsi que les signaleurs avaient alors décidé de débrayer.

Ce matin, de nombreux autres membres du personnel ont suivi le mouvement. Les conducteurs de la SNCB ont ainsi suspendu leur travail à Namur, Huy, Renaix, Charleroi, Tournai, Ath et Ottignies. Certains conducteurs sont également en grève à Bruxelles-Midi.

Le personnel d'Infrabel est également en grève à Verviers, Ottignies, Ath et en partie à Bruxelles-Midi. A Liège, le travail a repris vers 7h30. "Cela devrait permettre à certains trains de circuler entre Liège et Namur, ainsi qu'entre Liège et Bruxelles, mais les grévistes ont menacé d'envahir les voies pour empêcher les trains de circuler", précise Infrabel.

Dès 22 heures ce mercredi soir et jusque demain soir, l’entièreté du rail sera paralysé par la grève générale. Le front commun syndical a en effet lancé pour ce jeudi un appel à la grève générale dans l’ensemble du secteur public, dont les transports en commun, les administrations, hôpitaux, écoles, prisons et chaînes de radio-télévision.

Le parlement doit se prononcer ce jour-là sur une importante réforme du système des retraites préparée par le gouvernement de coalition dirigé par Elio Di Rupo (PS). Selon le projet de loi, l'âge légal du départ à la retraite, fixé à 65 ans, ne sera pas modifié, mais le départ en retraite anticipé sera retardé de deux ans à 62 ans, tandis que l'accès à la préretraite sera plus compliqué et que les régimes de retraite spéciaux de plusieurs professions sont appelés à être supprimés dans leur forme actuelle.

Le ministre libéral des Pensions, Vincent Van Quickenborne, porte la réforme et cristallise de ce fait le mécontentement syndical. Les mesures entrent dans le cadre d'un programme mis en place par le gouvernement pour réduire le déficit public et la dette, alors que le pays est dans le collimateur des agences de notation et de la Commission européenne.