Van Quickenborne: "il n’y avait pas d’alternative"

Le ministre des Pensions Vincent Van Quickenborne est satisfait de l’adoption par la Chambre du projet de loi sur la réforme des retraites. Lors de l’émission "De Ochtend" sur les ondes de Radio 1 (VRT), il a une fois de plus défendu la réforme, annonçant par ailleurs une grande campagne de communication à ce sujet.

Invité dans les studios radio de la VRT, Vincent Van Quickenborne n’a pas caché sa satisfaction face à l’adoption par la Chambre du projet de loi sur la réforme des retraites. Face aux nombreuses critiques, le ministre continue de défendre ses plans.

"Grâce à cette réforme, notre pays obtient une nouvelle perspective de croissance, et les gens pourront devenir plus actifs. Avec ce genre de réforme, nous offrons aux gens la garantie d’une pension légale", a-t-il indiqué. "Il était important que notre pays ait enfin une réforme des retraites. Il n’y avait tout simplement pas d’alternative", a encore déclaré le ministre.

Les nombreuses critiques portées à l’égard de Vincent Van Quickenborne ne concernaient pas uniquement sa manière, considérée comme trop rapide, de vouloir faire les choses. Elles visaient également le flou qui régnait autour de cette réforme et de ses implications.

Le ministre des Pensions a dans ce cadre annoncé une "grande campagne de communication" pour expliquer cette réforme. Il a par ailleurs réaffirmé son souci de la concertation sociale et a assuré qu’il allait s’y impliquer personnellement.

"Une loi-poubelle"

De son côté, la N-VA a à nouveau durement attaqué la réforme sur les ondes de la VRT radio, le chef de groupe à la Chambre Jan Jambon qualifiant de "loi-poubelle" le texte portant les dispositions diverses adopté cette nuit par la majorité gouvernementale.

Selon lui, la réforme des pensions est un pas dans la bonne direction, mais "les plans ne vont pas suffisamment loin. Nous devons appliquer les recommandations de la Commission européenne. Pour nous, le débat n’est pas encore clos", a-t-il fait savoir.

Jan Jambon dénonce par ailleurs la position des syndicats qui critiquent le manque de concertation. "Les syndicats sont principalement blessés dans leur amour-propre car le gouvernement n’a selon eux pas suffisamment concerté les partenaires sociaux. Mais ce qui a été approuvé ce matin est sur la table des pourparlers depuis longtemps, par exemple dans le Livre vert ou le Livre blanc de l’ancien ministre des Pensions, Michel Dardenne", a-t-il encore souligné.