Banque de données nationale sur les accros

A la demande de la Commission européenne, l’Etat belge va répertorier dès cette année, de façon anonyme, tous les toxicomanes et les alcooliques qui suivent un traitement. Une cinquantaine de centres, hôpitaux et institutions participent au projet mené pour la première fois au niveau national.

Selon les quotidiens Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg, qui rapportent l’information ce mardi, on ne dispose actuellement pas de chiffres précis en Belgique sur l’étendue de la dépendance à l’alcool et à la drogue. On estime néanmoins que 500.000 personnes souffrent d’alcoolisme et 20.000 personnes sont esclaves de stupéfiants.

L’Institut scientifique pour la Santé publique a développé un système national d’enregistrement pour ces personnes qui souffrent de dépendance. Celles qui entament un traitement reçoivent depuis peu un questionnaire concernant leur lieu de résidence, leur niveau de formation, leur âge, la composition de leur ménage et la fréquence de leur consommation d’alcool ou de drogues.

L’enregistrement se fait de façon anonyme, toutes les données étant protégées par la loi sur le respect de la vie privée. La banque de données nationale doit cependant permettre de mieux cerner le problème de dépendance à l’alcool et aux stupéfiants, afin d’adapter la politique en la matière.

« Le but est que tous les centres d’aide et de soins qui accueillent des patients avec un problème de dépendance rassemblent de façon identique les données sur ces personnes », explique Marijs Geirnaert de l’Association pour les problèmes d’alcool et de drogues (VAD). Cette association participe aussi au projet, tout comme une cinquantaine de centres, d’hôpitaux et d’institutions.

La Commission pour le respect de la vie privée a donné son feu vert au projet, qui prend forme à la demande des instances européennes.