N-VA: "hausse de 8% des salaires ministériels"

D’après un documents officiel, les ministres fédéraux verront leurs salaires augmenter d’environ 8% alors qu’ils avaient promis dans l’accord gouvernemental de les abaisser à 5%. L’affaire est révélée par la N-VA qui se dit indignée.

Après avoir dénoncé hier le fait que les dotations des membres de la famille royale ont augmenté de 3% en dépit du gel annoncé dans la déclaration gouvernementale pour une période de deux ans, le parti nationaliste flamand rapporte à présent une nouvelle affaire de salaires, en mettant en avant un document officiel du gouvernement.

Alors que les ministres fédéraux avaient promis dans l’accord gouvernemental d’abaisser leurs salaires de 5%, il semble à présent que ceux-ci ont été augmentés de 8%. Ce constat est révélé par le député et vice-président de la N-VA, Ben Weyts (photo).

Ce dernier fait référence à un document datant du conseil des ministres du 16 décembre, lors duquel le gouvernement avait fixé les montants des nouveaux salaires. Selon le quotidien Het Nieuwsblad, qui relaie l’information, les salaires du premier ministre et des vice-premiers passent ainsi de 224.000 à 248.000 euros brut par an, ceux des ministres de 220.000 à 238.000 euros et ceux des secrétaires d'Etat de 210.000 à 227.000 euros.

"Si les autres doivent faire des économies, les ministres ne peuvent pas de leur côté s'enrichir", réagit Ben Weyts (N-VA). "Qu'ils fassent au moins ce qu'ils attendent des autres."

Ben Weyts estime par ailleurs que les cabinets ministériels n'ont pas encore été suffisamment réduits. Le budget total a effectivement baissé, de 56,7 à 55,2 millions d'euros, mais il y a moins de ministres et secrétaires d'Etat. Le budget moyen par cabinet a donc augmenté, dit-il.

Ce dimanche, le ministre des Finances Steven Vanackere a d'ores et déjà réagi  en réfutant ces informations. "C'est faux. La baisse prévue de 5% est toujours d'actualité", a indiqué son porte-parole. Le vice-premier ministre affirme que la diminution des salaires aura bien lieu. Les 8% calculés par M. Weyts sont, d'après lui, le résultat d'une erreur dans le document cité.

Notons enfin que cette nouvelle intervient au moment où la Commission européenne réclame à la Belgique 1,2 milliard à 2 milliards d'euros d'économies budgétaires supplémentaires, après le bouclage dans la douleur fin 2011 d'un budget d'austérité déjà destiné à réaliser plus de 11 milliards d'euros d'économies cette année.