Le déficit budgétaire 2011 plus gros que prévu

Le solde de financement pour l’an dernier est estimé à 4% du produit intérieur brut, a indiqué ce vendredi le ministre du Budget, Olivier Chastel (photo principale), à l’issue du conseil des ministres. C’est 0,4% de plus que ce qui avait été prévu dans le programme de stabilité. Ces chiffres ne sont cependant pas encore définitifs.

Le déficit de 4% du produit intérieur brut est celui de toutes les entités et pouvoirs réunis. Mais il serait surtout dû au déficit du pouvoir fédéral (-3,4%). Les entités fédérées et les pouvoirs locaux ne descendent en effet que de 0,6% dans le rouge. Cette détérioration est due à la liquidation du Holding communal, l’absence de prise en compte des 250 millions d’euros de la contribution du secteur de l’énergie et une diminution des voies et moyens provenant notamment des transferts croissants de moyens aux entités fédérées.

Pour rappel, le programme de stabilité prévoyait un déficit de 3,6%, qui semble donc maintenant dépassé de 0,4%. La crise dans la zone euro et la croissance économique minimale ont aussi eu un effet négatif pour le budget. La sécurité sociale se maintient quant à elle en équilibre budgétaire.

La dette publique est montée de 1,9% pour atteindre un total de 98,1%, soit juste sous le seuil psychologique des 100%. Selon le ministre fédéral des Finances, Steven Vanackere (photo), il s’agit là d’une conséquence de la nationalisation de Dexia Banque Belgique et de l’aide apportée à plusieurs pays de l’Union européenne qui connaissent des problèmes financiers, à savoir la Grèce, le Portugal et l’Irlande.

Le ministre Olivier Chastel a aussi précisé que le gouvernement a fixé un calendrier pour le contrôle budgétaire en 2012. Un conclave est donc prévu le week-end du 25 février.