"Di Rupo presse les Flamands comme des citrons"

Lors de la réception de Nouvel an de la N-VA, le président du parti nationaliste flamand, Bart De Wever s’en est pris aux partis flamands traditionnels, accusés d’avoir opté pour le statu quo sous la pression du PS.

Dans son discours, Bart De Wever a surtout réservé ses piques à l'Open VLD, au CD&V et au SP.A, accusés d'avoir participé à la formation du gouvernement fédéral sans le premier parti de Flandre.

Pour le président de la N-VA, les partis flamands traditionnels "participent à une catastrophe". Dans le gouvernement Di Rupo, les partis flamands doivent se résigner à ce que le PS permet de faire.

Bart De Wever a fait l’éloge du travail des parlementaires de la N-VA au niveau fédéral.

"Heureusement que la N-VA est là, sinon la famille royale aurait encore une fois échappé aux économies. Le roi aurait pu se payer, cette année encore, un nouveau yacht ou une résidence supplémentaire à l’étranger alors que dans le même temps les membres de la classe moyenne flamande, les gens qui travaillent, sont pressés comme des citrons par le gouvernement" a déclaré le président de la N-VA.

Selon Bart De Wever, seule la N-VA apporterait le changement. C’est déjà le cas au gouvernement flamand qui a un budget en équilibre et une politique active de l’emploi (ndlr le ministre flamand du Budget Philippe Muyters est N-VA).

Avec les élections communales d'octobre en point de mire, la N-VA entend se profiler comme une solution de rechange aux partis traditionnels.

Les nationalistes flamands espèrent continuer sur leur lancée des dernières années et participer à la gestion publique dans un maximum de communes du nord du pays.

De Croo: "L'Europe n'est pas notre ennemie"

Lors de la réception de Nouvel-An de l'Open VLD, Alexander De Croo a déclaré que son parti souhaitait que notre pays suive les recommandations européennes. "Il n'y a qu'en choisissant de faire des économies, des réformes, de créer de la croissance et de réaliser un budget sain que nous nous en sortirons", a-t-il affirmé.

Si l'impasse politique a trouvé une solution, la crise économique est toujours bien là. De Croo veut rester "attentif" parce que certains doutent des recommandations européennes quant à la discipline budgétaire.

Le ministre Paul Magnette (PS) a encore émis de vives critiques à cet égard cette semaine.

Les libéraux flamands estiment au contraire que c'est la voie à suivre. "Celui qui pense que plus d'impôts, plus de dépenses et plus de dettes vont nous aider à nous en sortir, n'a tiré aucune leçon de la crise de la dette".

Groen veut qu'on investisse dans De Lijn

Lors de la réception de Nouvel-An de Groen, le président ds écologistes flamands Wouter Van Besie a plaidé pour des investissements supplémentaires dans les transports en commun. "Groen ne veut pas entendre parler d'économies à réaliser dans la société De Lijn alors qu'on construit toujours plus de routes".

Wouter Van Besien a également critiqué les gouvernements fédéral et flamand. Il leur a reproché de n'avoir aucun plan d'avenir et de n'enregistrer aucun progrès. "Cela ne se trouve pas dans leur vocabulaire et certainement pas dans leur politique", estime le président de Groen.
 

"Nous avons parfaitement le droit de protester"

"Le but de la politique doit être de vouloir faire progresser tout le monde et non de provoquer une lutte entre les générations" a notamment déclaré le président du SP.A Bruno Tobback dans le discours qu'il a prononcé dimanche à l'occasion de la réception des voeux de son parti. Il s'en est aussi pris aux banques, responsables en grande partie de la situation économique difficile actuelle.

Le président des socialistes flamands a aussi critiqué la chancelière allemande Merkel et le président français Sarkozy parce qu'ils mettent, selon lui, en danger les acquis de l'Europe en matière de paix, de démocratie, de progrès et de solidarité.