Nouvelles perquisitions dans des évêchés

La police judiciaire fédérale a procédé ce lundi matin à des perquisitions aux sièges des évêchés d’Anvers et de Hasselt (Limbourg). Des dossiers de prêtres soupçonnés ont été emportés, dans le cadre de l’Opération Calice qui porte sur des cas d’abus sexuels d’enfants commis dans le contexte d’une relation pastorale. En début d'après-midi, une perquisition a également été menée à l'archevêché de Malines.

Les perquisitions ont été effectuées ce lundi matin à la demande du juge d’instruction bruxellois Wim De Troy (photo). Ce dernier s’est rendu avec le procureur fédéral et plusieurs agents de police au siège de l’évêché d’Anvers. « Plusieurs dossiers nous ont été réclamés, et nous les avons donnés », expliquait par la suite à la VRT le porte-parole de l’évêché, Olivier Lins, sans préciser de quel type de dossiers il s’agissait.

On a néanmoins appris qu’il s’agissait de vieux et de nouveaux dossiers qui portent sur des cas spécifiques d’abus sexuels commis par des prêtres ou religieux, qui ont été cités par des victimes. L’évêché d’Anvers a été autorisé à garder une copie des dossiers qu’il a remis à la police, dans le but de pouvoir poursuivre les indemnisations de victimes d’abus commis par des religieux.

Les enquêteurs se sont également rendus ce lundi matin à l’évêché de Hasselt (Limbourg), et y ont aussi emporté des dossiers.

En début d'après-midi, on a appris qu'une perquisition avait également débuté vers 13h à l'archevêché de Malines (province anversoise), où réside le primat de Belgique Monseigneur Léonard. L'information a été confirmée à l'agence de presse Belga par Jeroen Moens, le porte-parole de l'archevêché.

Les perquisitions qui avaient été menées l’an dernier à l’archevêché de Malines ont entretemps été déclarées nulles. Les dossiers qui avaient été confisqués à l’époque ne peuvent actuellement plus être utilisés. Il se pourrait donc que les enquêteurs étaient à la recherche de dossiers qu’ils puissent utiliser.

L’avocat des évêques, Fernand Keuleneer, affirme douter cette fois encore de la validité des nouvelles perquisitions. « Il est normal que des perquisitions soient menées dans le cadre d’une enquête judiciaire. Mais il faut alors qu’il y ait des motifs suffisants pour effectuer ces perquisitions, et les actes posés sur place doivent être corrects. Je ne veux pas trop m’avancer, mais je me pose tout de même de nombreuses questions », concluait Keuleneer.