Davantage de suicides sur le rail

La société Infrabel, gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire belge, a dénombré l’an dernier 101 suicides et 73 tentatives de suicide sur le rail, ce qui représente une augmentation de 21% par rapport à 2010. En milieu urbain surtout, Infrabel a multiplié les barrières et grillages pour dissuader les personnes qui tentent de se jeter sous un train.

L’année 2011 aura connu le nombre le plus élevé de suicides et tentatives de suicide sur le rail depuis 2006, rapporte ce vendredi la presse belge sur base des chiffres d’Infrabel. La société qui gère l’infrastructure ferroviaire en Belgique a recensé l’an dernier 101 suicides et 73 tentatives de suicide. C’est 21% de plus qu’en 2010, où 84 personnes s’étaient jetées sous les roues d’un train avec des conséquences fatales, tandis que 59 personnes avaient tenté de se donner la mort.

La province d’Anvers a connu l’augmentation la plus spectaculaire (+86%) du nombre de suicides, en passant de 15 cas à 28 cas. Quelque 72% des suicides et tentatives se sont produits en Flandre l’an dernier. Le suicide est la première cause de mortalité sur le rail (2.750 victimes en 2010), loin devant le accidents aux passages à niveau.

Infrabel souligne qu’il est inutile d’espérer pouvoir surveiller les 3.500 kilomètres de voies. La société porte surtout ses efforts sur l’infrastructure en milieu urbain, avec l’installation de barrières et de grillages, ou le rehaussement des garde-corps, pour tenter de dissuader les personnes qui voudraient essayer de se suicider en sautant sous les roues d’un train.

« Les spécialistes reconnaissent que 70% des tentatives abandonnées l’ont été à cause d’un petit obstacle à franchir », souligne Arnaud Reymann, porte-parole d’Infrabel.