La grève chez Flightcare se poursuit

Malgré l’accord conclu jeudi soir entre direction et syndicats au terme d’un jour et demi de grève, l’équipe du matin de la société de manutention à Brussels Airport n’a pas repris le travail ce vendredi. Le personnel de Flightcare veut la certitude que l’accord ne restera pas lettre morte. L’impact sur les activités à l’aéroport reste limité, bien que certains vols accusent du retard.

Ce jeudi, les équipes du matin, du soir et de la nuit de la société de manutention Flightcare à l’aéroport international de Zaventem se sont croisé les bras. Le personnel dénonce notamment le non-respect de certaines conventions passées avec la direction, ainsi qu’une situation de sous-effectifs au sein des équipes chargées du chargement et du déchargement des avions.

Le personnel reproche à la direction de Flightcare de ne pas respecter les termes de la convention collective de travail qui détermine le nombre de travailleurs nécessaires par tonne de bagages. Et il dénonce aussi le fait que les employés récemment engagés sont chargés d’effectuer le travail des ouvriers, alors que ces derniers ont été placés en chômage économique.

Ce jeudi soir, la direction et les syndicats parvenaient à un accord au terme d’une réunion de conciliation. La direction a accepté de signer les recommandations du conciliateur social, qui lui demande de respecter les conventions collectives de travail en vigueur. « La direction a promis de ne plus procéder » comme elle le fait actuellement. « Et un audit, sous la surveillance du comité de prévention et d’hygiène, sera mené dans les 3 mois sur l’état du matériel. La direction examinera en outre le rôle des dispatchers sur le terrain », indiquait jeudi soir Kurt Callaerts du syndicat chrétien Transcom.

Ce vendredi, l’équipe du matin de Flightcare n’a cependant pas repris le travail. Les syndicats devaient rencontrer le CEO de la société de manutention vers 10h du matin. En début de journée, le mouvement de grève n’avait pas encore eu beaucoup d’impact sur les activités de l’aéroport.

Certains avions accusaient du retard, mais aucune annulation  de vols n'avait été enregistrée en début d'après-midi. Nombre de salariés de Flightcare étaient d'ailleurs à leur poste et certaines compagnies aériennes, comme notamment Brussels Airlines, avaient chargé des membres de leur propre personnel de reprendre une partie du travail de manutention, comme notamment le chargement et déchargement des bagages.