Les bagages retrouvent les tapis roulants

Tous les travailleurs de la société de manutention Flightcare, active à Brussels Airport, ont repris le travail hier soir. Une grève avait éclaté jeudi matin au sein de l'entreprise. Le personnel dénonçait notamment une situation de sous-effectif et le non-respect de certaines conventions passées avec la direction.

Le mouvement de grève trouvait plus précisément son origine dans le non-respect des conventions en matière d’occupation de personnel par tonnes de bagages. La goutte qui a fait débordé le vase est le recours à des employés pour accomplir le travail réservé aux ouvriers alors qu’un certain nombre de ces derniers est en chômage technique.

Hier en fin d’après-midi, direction et syndicats de la société ont trouvé un nouvel accord. Dans un premier temps, environ la moitié des travailleurs avait alors repris le travail, les autres étant en attente des explications des délégués syndicaux.

Selon cet accord, Flightcare n’aura plus recours à des employés pour effectuer des tâches réalisées par les ouvriers quand ces derniers sont touchés par des mesures de chômage économique. Il a également été promis que le nombre de travailleurs en chômage économique diminuerait de moitié.

"En attendant les discussions sur une nouvelle organisation du travail, il ne sera mis fin à aucun contrat à durée déterminée. Les premières conclusions relatives à cette nouvelle organisation doivent être prêtes au 15 février", a souligné Sandra Langenus du syndicat FGTB-UBOT.

Jeudi, il avait été convenu de la réalisation, dans les trois mois, d'un audit sur l'état du matériel. La direction examinera en outre le rôle des dispatchers sur le terrain. En guise de compensation pour le dommage moral subi, la direction paiera aux ouvriers une prime de 60 euros.