La Belgique rappelle son ambassadrice en Syrie

Le ministre des Affaires Etrangères, Didier Reynders (MR), a rappelé l’ambassadrice Françoise Gustin immédiatement en consultation à Bruxelles. Le vice-Premier ministre belge demande aussi à la Haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires Etrangères, Catherine Ashton, d’organiser rapidement une coordination de l’UE quant à la sécurité des postes diplomatiques en Syrie.

Le rappel de l’ambassadrice belge en Syrie a été annoncé lundi soir dans un communiqué du ministère des Affaires Etrangères belges. Didier Reynders (photo) demande aussi à la Haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires Etrangères, Catherine Ashton, d’organiser rapidement une coordination des 27 états membres quant à la sécurité des postes diplomatiques en Syrie, ainsi qu’aux mesures qu’il conviendrait de prendre pour faire face dans les meilleures conditions possibles à l’évolution de la situation.

« Cette coordination a été mise au programme du Comité politique et de sécurité (COPS) de l’Union européenne pour ce mardi », a indiqué un porte-parole des Affaires Etrangères belges.

Plus tôt dans la journée de lundi, les Etats-Unis avaient également fermé leur ambassade à Damas et évacué leurs derniers fonctionnaires présents en Syrie. C’est l’ambassadeur de la Pologne qui représente actuellement les intérêts américains sur place.

L’ambassadeur de la Grande-Bretagne à Damas a lui aussi été rappelé au pays, par le ministre britannique des Affaires Etrangères, William Hague, dénonçant la répression sanglante exercée par le régime syrien de Bachar-al-Assad.

Ambassade prise d’assaut à Bruxelles

Dans la nuit de dimanche à lundi, l’ambassade de Syrie à Bruxelles a été victime d’une attaque. Vers 23h30, des dizaines de personnes se sont introduites dans le bâtiment et ont détruit des portraits du président Bachar al-Assad, en criant « Pour la Syrie, liberté » et « Assad, dégage ».

Les assaillants sont restés dans l’ambassade pendant environ deux heures, jusqu’à l’intervention de la police locale. « Nous avons été requis par un employé de l’ambassade qui craignait pour sa vie, qui avait peur de recevoir des coups et qui nous a lancé un appel de détresse », indiquait un porte-parole de la zone de police Bruxelles Capitale-Ixelles.

Les policiers ont procédé à une quinzaine d’arrestations administratives. Le Centre de crise du ministère de l’Intérieur conseille maintenant de prendre des mesures de sécurité accrues pour l’ambassade.