L’afflux de primo-arrivants s’est stabilisé en Flandre

L’afflux de primo-arrivants en Flandre s’est stabilité l’an dernier après une forte hausse en 2010, suite à une campagne de régularisation. Par contre, le nombre de contrats en vue d’un trajet d’intégration civique a lui augmenté de 12%. Parmi les primo-arrivants, on compte un majorité de ressortissants de l'UE.

Le nombre de primo-arrivants en Flandre s'est stabilisé l'an dernier à près de 41.000 personnes, après une forte hausse en 2010, selon des chiffres communiqués par le ministre flamand compétent Geert Bourgeois (N-VA).

La Flandre oblige les nouveaux arrivants à signer un contrat d'intégration, qui prévoit des formations sur les valeurs, les langues et le marché de l'emploi. Les étrangers non-européens sont obligés de suivre ce parcours, de même que les demandeurs d'asile, tandis que les ressortissants de pays de l’UE peuvent le suivre de leur propre gré.

Si cet afflux augmente à Gand, Anvers et dans le Brabant flamand, on enregistre, par contre, une première baisse depuis 2009, dans le reste de la Flandre.

Les primo-arrivants viennent en majorité des pays de l’Union européenne (55%), "ce qui pose un problème supplémentaire" a déclaré Geert Bourgeois (photo) à la VRT : "Je pense que l’Union européenne devrait sérieusement réfléchir au problème de ce flux de personnes au sein de l’Union européenne . Ne faudrait-il pas, malgré tout, obliger ces personnes à s’intégrer, à apprendre la langue du pays. Actuellement il est interdit de les obliger mais lorsque 55% des primo-arrivants viennent de l’UE, on voit tout de suite qu’il y a un nouveau problème".
La grande majorité des contrats signés (78%) l'ont été par des personnes qui en avaient l'obligation. Geert Bourgeois se félicite néanmoins de ce que "de plus en plus de nouveaux arrivants se rendent compte des chances que leur offre l'intégration civique".
"Ils ont non seulement l'occasion de recevoir des informations précieuses, mais aussi la chance d'apprendre le néerlandais et d'être accompagnés pour chercher un emploi et participer à la société", souligne-t-il.