Des scientifiques anversois isolent le gène de l’obésité

Des scientifiques de l’Université d’Anvers (UA) et de l’Hôpital universitaire d’Anvers (UZA) ont réalisé en collaboration avec leurs collègues étrangers, une percée majeure dans la recherche sur l’obésité. Ils ont découvert un nouveau gène qui pourrait jouer un rôle important dans le développement de la maladie.

Les chercheurs de l’UZA et du Centre de génétique médicale de l’Université d’Anvers sont parvenus à cette découverte en comparant le matériel génétique de dizaines de milliers de patients. Depuis des années, un dossier contenant un échantillon d’ADN est établi pour chaque patient hospitalisé.

"L’obésité est un problème très complexe" explique le Professeur Wim Van Hul (UA). "C’est ce qu’on appelle une maladie multifactorielle. Des facteurs environnementaux tels que l’alimentation et l’exercice physique jouent un rôle mais il y a aussi des aspects génétiques".
Le nouveau gène qui vient d’être découvert est ce qu’on appelle un "capteur de lipides" ce qui signifie qu’il détermine notamment la façon dont les particules de graisse sont stockées dans le corps. Des recherches supplémentaires sont nécessaires mais il s’agit d’une première étape importante.

Les chercheurs espèrent, à présent, pouvoir bloquer ou stimuler ce gène afin que leur découverte puisse aussi être utilisée lors d’une thérapie. La découverte a déjà été publiée dans la prestigieuse revue "Nature".