Perte de 11,6 milliards d’euros pour Dexia

Dans un communiqué de presse, le groupe franco-belge a annoncé avoir enregistré en 2011 une perte record nette de 11,6 milliards d’euros, imputée notamment à la vente de Dexia Banque Belgique, aux mauvais résultats provenant de la crise des dettes européenne et à la baisse de confiance des investisseurs et clients.

Présentant ce jeudi ses résultats annuels pour 2011, le groupe franco-belge Dexia attribue sa perte nette record de 11,6 milliards d’euros à « des éléments significatifs et uniques ». Et de citer notamment la vente de Dexia Banque Belgique (-4 milliards d’euros), la décote des titres souverains grecs et assimilés portés à 75% (soit -3,4 milliards d’euros), le coût des cessions d’actifs (-2,6 milliards) et la perte liée à la vente de Dexia Municipal Agency (-984 millions d’euros).

Les revenus du groupe affichaient -4,383 milliards l’an dernier contre 5,31 milliards en 2010. Ces revenus ont été lourdement touchés par 3,05 milliards d’euros de provisions sur les titres souverains grecs et les opérations de couverture liées.

En 2010, Dexia avait encore enregistré un bénéfice net de 723 millions d’euros. En raison de la perte constatée en 2011, Dexia Holding ne proposera pas de paiement de dividende lors de l’assemblée des actionnaires.

Dexia précise que la situation du groupe bancaire s’est avant tout détériorée pendant la seconde moitié de l’an dernier. « La détérioration de la crise des dettes européenne dès le début de l’été 2011 a représenté un point de rupture pour le groupe Dexia », indique le communiqué.

A ce moment-là, Dexia avait déjà entrepris une opération de restructuration, qui faisait suite à la crise financière de 2008. Jusque-là, le groupe avait enregistré des résultats positifs, avant d’être étranglé par la crise des dettes européenne. Ce qui a eu des conséquences très néfastes pour Dexia. Aux mauvaises conditions économiques sont encore venu s’ajouter des informations négatives provenant de l’agence de notation Moody’s.

Le groupe Dexia a été démantelé fin 2011 par les gouvernements belge, français et luxembourgeois. L’Etat belge a racheté Dexia Banque Belgique et l’a naturalisée. L’Etat belge assure en outre une partie du financement de la « Bad Bank », qui a recueilli pour des milliards d’euros d’actifs toxiques.