Dewinter admet involontairement le racisme du VB

Les discussions politiques vont bon train sur Twitter. On y parle notamment du passage de nombreux membres du parti d’extrême droite Vlaams Belang (VB) vers la Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA) de Bart De Wever. Mais c’est principalement le tweet du chef de file du VB, Filip Dewinter, qui fait couler de l’encre. Ce dernier a en effet indirectement indiqué que le plan très controversé de son parti, intitulé ‘plan en 70 points’ était bel et bien raciste.

C’est le député N-VA, Ben Weyts, qui a mis le feu aux poudres en évoquant sur les ondes de Radio 1 la situation de Karim Van Overmeire (photo). Insatisfait de la stratégie du parti d’extrême droite, ce dernier avait quitté le Vlaams Belang en 2010 pour passer l’année d’après dans les rangs de la N-VA. Karim Van Overmeire se présentera sur la liste N-VA à Alost, lors des prochaines élections communales.

La réaction de Filip Dewinter ne s’est pas faite attendre. Dans un tweet, il relate ainsi les propos tenus par Ben Weyts sur le fait que Karim Van Overmeire s’était distancié du racisme du Vlaams Belang. "Tiens, en tant que mon collaborateur, il a pourtant participé à la rédaction du plan en 70 points!", a déclaré Filip Dewinter sur Twitter.

Cette réaction n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Plusieurs "abonnés" ont immédiatement commenté : "Est-ce que tu veux dire que le plan en 70 points était consciemment raciste ? ", "Implicitement, tu admets donc être raciste ? ", pouvait-on notamment lire sur le réseau social.
 

Le plan en 70 points du Vlaams Belang

Le plan en 70 points du parti d’extrême droite, à l’époque encore connu sous le nom de Vlaams Blok, date de 1992 et avait pour objectif de répondre à ce que les membres du parti définissait comme le "problème des étrangers".

Ce plan voulait démontrer qu’une politique de rapatriement des étrangers était réalisable. Il avait toutefois fait l’objet de vives critiques, ses opposants dénonçant notamment les transgressions du texte avec la Convention européenne des Droits de l’homme.

Une deuxième version du plan avait donc été lancée par le parti en 1996. Aujourd’hui, le Vlaams Belang estime que le plan en 70 points n’est plus à l’ordre du jour.