Di Rupo pour le maintien de l’arrêt Eurostar à Lille

Le Premier ministre belge Elio Di Rupo, a déclaré vendredi au président français Nicolas Sarkozy eu au Premier ministre François Fillon qu’il souhaitait le maintien d'un arrêt des trains Eurostar à Lille, dont Londres souhaite la suppression au nom de la lutte contre l'immigration illégale.

Selon la SNCF, les autorités britanniques ont officiellement demandé à Eurostar, en décembre 2011, de mettre fin à la vente de titres de transports entre Bruxelles et Lille/Calais.

Fin 2011, un reportage de l'une des chaînes de la BBC, Radio 4, pointait le fait que d'éventuels illégaux ou passagers fraudeurs pouvaient prendre un Eurostar à Bruxelles, dire descendre à Lille ou Calais, mais pouvaient en fait poursuivre leur trajet jusqu'à Londres, avec un simple billet Eurostar, sans avoir une seule fois à montrer leurs papiers. Le Royaume Uni, qui n'appartient pas à l'espace Schengen, a maintenu des contrôles aux frontières.

La question a déjà été abordée au début du mois lors d'un sommet franco-britannique à Paris. Vendredi, Elio Di Rupo a exprimé son désaccord avec le souhait de Londres et affirmé qu'il fallait "tout faire" pour qu'un arrêt des Eurostars soit maintenu à Lille-Europe. Il faut trouver une solution, a-t-il plaidé, en insistant sur l'intérêt de cet arrêt pour toute l'Eurorégion englobant les zones voisines en France, en Wallonie et même en Flandre.

"La Belgique marque sa désapprobation" avec la volonté britannique de supprimer les arrêts des trains transmanche à grande vitesse à Lille et "souhaite le maintien de cet arrêt", a affirmé Elio Di Rupo au président Nicolas Sarkozy et au Premier ministre François Fillon.