"Fière d’être la première femme à la tête de la police"

La nouvelle commissaire générale de la police fédérale, Catherine De Bolle, a prêté serment cet après-midi, devant sa famille et les ministres de l'Intérieur, Joëlle Milquet, et de la Justice, Annemie Turtelboom. A 42 ans, elle est la première femme à accéder à ce poste et elle est également le plus jeune commissaire général nommé à la tête de la police fédérale. Elle entrera en fonction dès ce 1e mars.

Catherine De Bolle a prêté serment sous les yeux de son mari et de ses trois fils -un aîné de 13 ans et des jumeaux de onze ans. Etaient présents aussi des candidats malheureux au poste de commissaire général, comme le directeur de la police judiciaire fédérale de Bruxelles Glenn Audenaert, et de nombreux gradés de la police.

La nouvelle commissaire générale de la police fédérale a indiqué que ses priorités dans sa nouvelle fonction iraient à ériger une politique d'intégrité pour les corps de police et à une meilleure collaboration, renforcée et plus efficace, entre la police fédérale et la police locale.

Se disant "très fière" d'être la première femme à la tête de la police fédérale, Catherine De Bolle a cependant indiqué qu'elle préférait se concentrer sur le contenu plutôt que sur la forme.

"Je veux travailler à une politique d'intégrité au sein de la police, revenir aux valeurs de base et rappeler que la police est au service du citoyen", a-t-elle souligné. Chef de zone de la police locale de Ninove jusqu'à sa prestation de serment mercredi après-midi, Catherine De Bolle veut également renforcer la collaboration entre les polices fédérale et locale. "Cette collaboration doit être plus professionnelle et plus efficace."

Elle mettra aussi en oeuvre le nouveau Plan national de sécurité, "avec les moyens dont nous disposons" et évaluera les effets pour la police de la loi Salduz.

Si elle sera attentive à la féminisation de la police (actuellement, un policier sur quatre est une femme), la commissaire générale souligne qu'elle promeut la diversité en général "pour que la police représente tous les groupes de la société".